Cette rubrique répond aux questions les plus couramment posées.
Cependant, certains éléments sont difficilement remplaçables, et doivent donc rester conformes au standard de sûreté. A ce jour, les matériels (en particulier la cuve du réacteur et du bâtiment en béton qui le contient) sont étudiés et examinés, pour assurer un fonctionnement parfaitement sûr pendant 40 ans et plus.
Aux USA, une cinquantaine de réacteurs du même type que ceux de Fessenheim (et plus anciennes) ont obtenu le renouvellement de leur licence d'exploitation, jusqu'à 60 ans.
Dans la région du Rhin supérieur, les centrales de Beznau (1969 et 1972) et Muehleberg (1971) en Suisse ont été mises en service avant Fessenheim et fonctionnent tout à fait normalement.
Au final, la sûreté est, et restera toujours, la condition fondamentale de la durée de fonctionnement d'une centrale nucléaire.
Les inspecteurs de l'Autorité de Sûreté Nucléaire peuvent intervenir en toute indépendance sur le site 7j/7, 24h/24. Toutes les portes de la centrale leur sont ouvertes, et tous les documents leur sont accessibles.
Ainsi, en 2012, les inspecteurs de l'Autorité de Sûreté Nucléaire, ont réalisé 27 inspections sur le site dont 5 de façon inopinée.
Cette durée de fonctionnement n'est possible que moyennant des inspections et des contrôles satisfaisants, tout au long de l'exploitation de la centrale.
Celles-ci visent à fixer de nouveaux standards, qui conduisent à améliorer encore le niveau de sûreté. En effet, les standards de sûreté évoluent grâce au retour d'expérience des centrales dans le monde et des progrès technologiques.
Ainsi le niveau de sûreté de la centrale augmente régulièrement, à chaque visite décennale.
A l'issue de la visite décennale, l'unité de production est donc au même standard de sûreté que les centrales les plus récentes.
Pour la centrale nucléaire de Fessenheim, les 3emes visites décennales ont lieu d'octobre 2009 à mars 2010 pour l'unité de production n°1 et d'avril 2011 à mars 2012 pour l'unité de production n°2. A l'issue de cette 3ème grande révision, il revient à l'Autorité de Sûreté Nucléaire d'autoriser l'exploitation pour les 10 nouvelles années.
Ainsi, le moindre écart à nos règles est déclaré à l'Autorité de Sûreté Nucléaire et corrigé. C'est le fondement même de la culture sûreté.
Pour faciliter la communication, une échelle internationale créée en 1994 et graduée de 0 à 7, permet de classer les évènements par ordre d'importance. Chaque évènement est porté à la connaissance des élus et des médias. Comme le montre l'échelle INES, détecter tous les événements mineurs est la meilleure garantie pour éviter qu'un événement majeur ne se produise.
Tout au long de l'exploitation de la centrale, ces mesures parasismiques sont améliorées en fonction de l'évolution des méthodes de calcul et de la réglementation (qui évolue toujours vers plus d'exigences).
Depuis le démarrage de la centrale en 1977, aucun des 7 séismes ressentis sur le site n'a eu de conséquence sur le fonctionnement des installations. La sûreté a toujours été garantie, la production d'électricité s'est poursuivie tout à fait normalement.
Depuis le démarrage de la centrale nucléaire de Fessenheim, 350 millions de tonnes de CO2 n'ont pas été rejetées dans l'atmosphère.
Une surveillance de l'environnement est réalisée de façon très stricte par les équipes de la centrale. La centrale assure un contrôle radio-écologique systématique sur le site et à proximité. Elle examine l'air et la poussière quotidiennement, et les eaux de pluie toutes les semaines. La chaîne alimentaire, les eaux souterraines, la faune et la flore sont également contrôlées chaque mois.
Par an, 6000 analyses sont réalisées dans les laboratoires de la centrale, dont les résultats sont toujours très inférieurs aux limites réglementaires. La centrale communique ces résultats à l'Autorité de Sûreté Nucléaire mensuellement et les publie chaque mois sur le site d'EDF. Ces résultats sont également diffusés aux riverains.
Des études réalisées avant le démarrage nous permettent d'apprécier l'impact environnemental de la centrale. A ce jour, les comparaisons ne montrent aucun impact significatif.
Trois fois par an, la direction de la centrale présente aux membres de la CLIS l'actualité du site. Les séances se tiennent en présence des médias. Les résultats de la centrale, la production, la sûreté, l'environnement, la sécurité du personnel, la radioprotection y sont présentés, et la centrale répond à toutes les questions posées.
Des membres de la CLIS participent également au moins 1 fois par an, à des inspections de l'Autorité de Sûreté, en tant qu'observateurs. Ils assistent aussi régulièrement aux exercices de crise (Plan d'Urgence Interne).
10 milliards de kWh produits chaque année soit 70 % de la consommation d'électricité d'une région comme l'Alsace.
Ces 10 TWh représentent environ 2 % de la production totale des centrales françaises. Cette production contribue à l'équilibre production-consommation pour la France et pour les pays voisins, puisque le réseau électrique est interconnecté.
L'impact environnemental de la centrale est diffusé mensuellement aux élus, aux autorités et aux journalistes ainsi qu'à tous les habitants des 15 communes françaises voisines de la centrale. Les données sont publiées sur Internet (sur le site edf.com). Un document équivalent en langue allemande est diffusé aux élus, aux autorités et aux journalistes en Suisse et en Allemagne.
Enfin, les élus de proximité alsaciens et allemands (maires et conseillers municipaux) sont accueillis 2 fois par an à la centrale pour la présentation de l'activité de l'usine, de ses résultats, et répondre à toutes les questions.
L'entreprise allemande EnBW (secteur de l'énergie) a participé à hauteur de 17,5 % à la construction et participe chaque année aux dépenses d'exploitation ainsi qu'aux investissements. Ainsi, 17,5 % de notre production d'électricité revient à EnBW.
Des électriciens suisses, regroupés au sein d'un consortium, sont également partenaires à hauteur de 15%. Ils bénéficient ainsi de 15% de notre production d'électricité.L'impact environnemental de la centrale est diffusé mensuellement aux élus, aux autorités et aux journalistes ainsi qu'à tous les habitants des 15 communes françaises voisines de la centrale. Les données sont publiques sur Internet (sur le site edf.com ).
De nouvelles pages Internet en langue allemande ont été développées pour une information encore plus grande des riverains germanophones.
Enfin, la Maison des Energies EDF à Fessenheim présente tous les modes de production d'électricité et les enjeux énergétiques. Elle est ouverte gratuitement à tous les visiteurs. N'hésitez pas à venir la découvrir !
Elle emploie directement environ 770 agents EDF, et en permanence 250 salariés d'entreprises prestataires. En 2012, la centrale a embauché 51 nouveaux collaborateurs de bac + 2 à bac +5. Ces salariés vivent et consomment donc dans la région du Rhin supérieur. Par ailleurs, elle accueille jusqu'à 1500 personnes pendant les arrêts pour maintenance, soit 100 entreprises prestataires.
Par ailleurs, 58 millions d'euros de commandes ont été passés par la centrale en 2012. Près d'1/3 ont été passés auprès d'entreprises du Grand Est de la France. La centrale de Fessenheim contribue ainsi au dynamisme de l'économie locale.
La centrale de Fessenheim soutient le monde associatif dans les domaines du sport et du handicap. Ainsi, la centrale soutient le Handisport, et l'environnement. Elle est également très fortement engagée dans des actions de solidarité, notamment à l'occasion du Téléthon depuis plus de 20 ans.
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