Ce système est composé de deux pompes d'injection qui se déclenche automatiquement et assure l'injection massive et rapide d'eau pour refroidir le cœur du réacteur. Cette eau contient du bore qui a la caractéristique d'absorber les neutrons et donc de réguler la réaction en chaîne dans le cœur du réacteur, en complément des grappes de contrôle, qui ont la même fonction.
le 25 avril 2012, l'Autorité de sûreté nucléaire a réalisé une inspection thématique portant sur le dispositif de détection et traitement des écarts de conformité aux règles d'exploitation, Cette inspection a mis en évidence un écart de 0,04 % sur le débit d'une des pompes du système d'injection de sécurité, non détecté lors d'un essai périodique réalisé en 2008.
La seconde pompe d'injection, qui équipe le système RIS, est toujours restée disponible et aurait rempli son rôle en cas de situation incidentelle.
Cet événement qui n'a pas eu de conséquence sur la sûreté de l'installation constitue un écart à nos règles d'exploitation. Il a été déclaré à l'Autorité de Sûreté Nucléaire le 7 mai au niveau 0 de l'échelle INES. Les analyses complémentaires menées par EDF ont conduit la centrale de Chinon à reclasser cet événement le 18 mai au niveau 1 de l'échelle INES.
*le circuit d'eau appelé « circuit primaire » permet d'assurer la transmission de la chaleur dégagée dans le cœur du réacteur vers les générateurs de vapeur qui produisent la vapeur. Un deuxième circuit, appelé « secondaire », est chargé d'amener vers la turbine la vapeur produite par les générateurs de vapeur afin de la faire tourner ainsi qu'un alternateur pour produire de l'électricité.
Depuis le 5 mai 2012, l'unité de production n°4 est en arrêt pour rechargement du combustible nucléaire dans le cadre de son programme de maintenance.
Afin de réaliser les opérations techniques dans le bâtiment réacteur, divers outillages et matériels sont apportés par un sas étanche, situé en zone nucléaire, composé d'une porte d'entrée et d'une porte intérieure permettant de sortir du sas pour accéder à l'intérieur du batiment réacteur.
Ces deux portes sont équipées de joints étanches intérieur et extérieur. Elles permettent de confiner la radioactivité dans le bâtiment réacteur lorsqu'il est en fonctionnement.
Mardi 8 mai 2012, lors d'une intervention, un chariot d'outillages a heurté les joints de la porte intérieure. Bien qu'une expertise des joints ait été immédiatement demandée, des activités de maintenance se sont poursuivies sans que les résultats du test d'étanchéité de cette porte soient connus, ce qui constitue un écart à nos règles d'exploitation.
L'étanchéité de la porte d'entrée du sas a toujours été assurée.
Cet écart, qui n'a eu aucune conséquence sur la sûreté et l'environnement, a été déclaré, le 14 mai, à l'Autorité de Sûreté Nucléaire au niveau 1 de l'échelle INES, qui compte sept échelons.
Les unités de production n°1, 3 et 4 fonctionnent normalement.
L'unité de production n°2 sera mise à l'arrêt dans la soirée de dimanche pour une opération de maintenance de courte durée sur un circuit de vapeur situé en salle des machines, en dehors de la zone nucléaire.
Son retour sur le réseau électrique est prévu en début de semaine prochaine
Défaillance d'un matériel de chauffage dans les locaux industriels de la centrale de Chinon
Mercredi 8 février 2012, durant la période de grands froids, le réseau de chaleur alimentant les salles des machines, les bâtiments des auxiliaires nucléaires et les bâtiments combustible des 4 unités de production de la centrale de Chinon a connu une défaillance le rendant partiellement indisponible. Cette défaillance a entraîné, temporairement, une baisse significative de la température dans ces locaux, mais des moyens mobiles de chauffage ont été installés aussitôt pour maintenir la température à un niveau conforme aux exigences. Une cellule technique a été mise en place afin de gérer cet événement et des techniciens se sont mobilisés pour effectuer les réparations nécessaires afin de remettre rapidement en service le réseau de chaleur (voir l'information mise en ligne sur edf.com le 10 février 2012, http://energie.edf.com/nucleaire/carte-des-centrales-nucleaires/centrale-nucleaire-de-chinon/vie-de-la-centrale-45927.html), ce qui a été fait le 12 février 2012.
Cet événement, sans incidence sur le fonctionnement et la sûreté des quatre unités de production, a été déclaré à l'Autorité de sûreté nucléaire le 16 février 2012 au niveau 0 de l'échelle INES*. Des analyses complémentaires ont démontré que la défaillance du matériel aurait pu, dans un cas très exceptionnel, conduire l'exploitant à arrêter les quatre réacteurs si la température des locaux était descendue sous les limites requises par les règles d'exploitation, ce qui n'a pas été le cas. Le 28 février 2012, la direction de la centrale a donc décidé de reclasser cet événement au niveau 1 de l'échelle INES.
* INES : échelle internationale de classement des événements significatifs, comptant 7 niveaux.
Chaque centrale nucléaire déclare les évènements liés à son exploitation.
L'échelle INES *, adoptée depuis 1991, permet d'en évaluer l'importance.

* Cette échelle, établie par l'institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire met en place un langage commun pour évaluer la gravité d'un incident ou d'un accident survenu dans une centrale nucléraire; l'échelle se compose de 7 niveaux, le septième étant le plus grave.
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