L'eau de cette nappe souterraine, qui communique avec la Vienne, n'est utilisée ni pour l'eau potable ni pour les besoins agricoles.
Dès la réception des résultats, vendredi 13 janvier, la direction de la centrale a informé l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) et la Préfecture de la Vienne. Le Président de la Commission locale d'information a été informé lundi 16 janvier.
Mardi 17 janvier, l'ASN a mené une visite d'inspection sur le site. Conformément aux procédures habituelles, une « lettre de suite », présentant les constats effectués et les demandes d'actions associées, a été adressée à la direction de la centrale puis publiée sur le site internet de l'ASN (http://www.asn.fr). Le CNPE de Civaux répondra à l'ensemble des demandes formulées par l'ASN.
En complément, l'ASN a indiqué à la direction de la centrale qu'elle transmettait au Procureur de la République de Poitiers un procès-verbal relatif « à un défaut d'étanchéité de la capacité de rétention susceptible d'avoir entraîné un rejet non autorisé d'effluents radioactifs dans l'environnement».
Après avoir analysé l'ensemble des données collectées, mercredi 18 janvier, le CNPE de Civaux a déclaré à l'ASN cet événement comme « significatif » pour l'environnement (ESE).
En parallèle, une information a été mise en ligne sur les pages internet de la centrale de Civaux (http//civaux.edf.com) et relayé aux médias locaux.
Des travaux engagés rapidement
Dès que le point de fuite a été identifié sur un robinet, jeudi 19 janvier, un dispositif de collecte a été immédiatement mis en place. Le robinet sera changé mercredi 25 janvier, après que le contenu du réservoir aura été transféré dans un autre réservoir.
Les investigations se poursuivent pour vérifier que tous les réservoirs sont bien étanches.
Des examens sont aussi en cours sur le bassin de rétention pour localiser les points de fragilité du revêtement et déterminer un planning de réparation, qui sera proposé à l'ASN. Le collecteur des eaux du bassin de rétention a, quant à lui, déjà été rendu étanche par la pose, vendredi 20 janvier, d'une plaque de renforcement dans son fond.
En parallèle, des mesures de la radioactivité sont réalisées chaque jour dans la Vienne et communiquées à l'ASN et à la CLI.
Elles ne montrent aucune trace de radioactivité.
*le tritium est un élément radioactif produit lors de l'exploitation des centrales nucléaires. Il est entreposé sur site, dans de grands réservoirs prévus à cet effet, avant d'être rejeté conformément aux autorisations de rejets, après avoir été contrôlé.
** les effluents liquides inhérents à la production d'électricité, à l'instar du tritium, sont collectés, contrôlés et rejetés dans la Vienne conformément aux critères et seuils définis dans des prescriptions de l'Autorité de sûreté nucléaire réglementant les prélèvements d'eau et les rejets d'effluents. Les principaux rejets sont consultables chaque mois sur le site internet http://civaux.edf.com/surveillance-de-l-environnement
L'eau de cette nappe phréatique ne fait l'objet d'aucun usage direct, ni pour l'eau potable ni pour les besoins agricoles.
Cette concentration en tritium de 540 Bq/l représente l'équivalent de la radioactivité naturelle intégrée par une personne séjournant pendant un mois à 1500 m d'altitude (Briançon) et est quinze fois inférieure au seuil de potabilité de l'eau fixé à 7800 Bq/l par l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
Des investigations sont en cours pour déterminer l'origine de l'écoulement de tritium et pour s'assurer de l'étanchéité de la cuvette de rétention associée aux réservoirs de stockage d'effluents.
Les mesures de contrôle effectuées ces derniers jours sur le site dans les puits de contrôle voisins ainsi que dans la Vienne en aval de la centrale n'ont relevé aucune augmentation de la concentration en tritium.
La centrale nucléaire de Civaux a déclaré cet événement à l'Autorité de sûreté nucléaire en tant qu'événement significatif environnement (ESE) et en a informé la Préfecture ainsi que la Commission locale d'information.
*Le tritium est un élément radioactif produit lors de l'exploitation des centrales nucléaires. Il est stocké sur site, dans de grands réservoirs prévus à cet effet, avant d'être rejeté conformément aux autorisations de rejets, après avoir été contrôlé.
Des moyens humains et matériels sont mobilisés pour dégager rapidement les végétaux agrégés sur les grilles de la prise d'eau.
En attendant la fin des travaux de dégagement, et afin que les végétaux n'endommagent pas de matériels, l'unité de production n'°2 a été arrêtée à titre préventif.
Cet arrêt permet aussi de limiter la quantité d'eau nécessaire au fonctionnement des installations, quantité qui sera retrouvée dans son intégralité dès que les prises d'eau seront dégagées. L'unité n°2 pourra alors produire à nouveau à pleine puissance.
Le fonctionnement de l'unité n°1 se poursuit en toute sûreté, avec cependant une légère baisse de production.
Mercredi 16 novembre en soirée, le chauffeur d'une des entreprises de transport spécialisée en charge de ces livraisons, est venu rechercher l'une des remorques vides. Par mégarde, il a attelé une remorque voisine qui n'avait pas encore été déchargée, puis il est sorti de la zone spécifique de livraison.
Alors qu'il roulait à l'interieur du site, il s'est étonné de la résistance anormale de son chargement. Il s'est alors arrêté pour procéder à des contrôles qui lui ont permis de constater que sa remorque n'avait pas été déchargée. Il a aussitôt fait demi-tour pour revenir dans la zone spécifique et dételer le convoi.
Cet événement est sans aucune conséquence pour la sûreté nucléaire, l'environnement et la radioprotection. En revanche, il constitue un écart dans le cadre de la réglementation. Le 18 novembre, la direction de la centrale a déclaré cet écart à l'Autorité de sûreté nucléaire et a décidé de proposer son classement au niveau 0 de l'échelle INES (qui compte sept échelons).
Le 19 décembre, à la suite d'analyses complémentaires, le CNPE a conclu que si le transporteur n'a pas accédé à l'extérieur du CNPE avec son chargement, il s'est arrêté brièvement dans un espace potentiellement accessible au public, à l'intérieur du périmètre de l'installation nucléaire de base (INB). Ce constat amène la centrale de Civaux à proposer le reclassement de cet événement au niveau 1 de l'échelle INES.
Chaque centrale nucléaire déclare les évènements liés à son exploitation.
L'échelle INES *, adoptée depuis 1991, permet d'en évaluer l'importance.

* Cette échelle, établie par l'institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire met en place un langage commun pour évaluer la gravité d'un incident ou d'un accident survenu dans une centrale nucléraire; l'échelle se compose de 7 niveaux, le septième étant le plus grave.
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