Le 17 avril 2010, à l'issue d'un essai effectué sur ce panneau de l'unité de production n°1, les appareils de surveillance situés dans la salle de commande ont signalé une augmentation de la pression d'eau du circuit primaire. Les actions nécessaires à un rétablissement de la pression d'eau conforme aux règles d'exploitation n'ont été engagées par l'opérateur que quelques minutes après le premier signal émis par ces appareils de surveillance.
Sans conséquence pour la sûreté des installations, cet événement avait été déclaré le 21 avril 2010 à l'Autorité de sûreté nucléaire au niveau 0 de l'échelle INES*. Après des analyses approfondies et considérant que cet événement constituait un écart aux règles d'exploitation, il a été reclassé le 6 mai 2010 au niveau 1 de l'échelle INES.
* échelle internationale de classement des événements nucléaires qui compte sept niveaux
Le 25 février dernier, il a été détecté que la date de maintenance d'une pompe, située sur le circuit de refroidissement de la centrale, avait été dépassée sur l'unité de production n°1 : le compteur horaire qui devait déclencher le graissage des moteurs de la pompe était bloqué.
L'analyse menée par les équipes de la centrale a montré que cette non-conformité n'a pas remis en question la disponibilité du matériel.
Des investigations ont été engagées et ont montré que cinq autres moteurs étaient en écart de maintenance préventive.
Un écart similaire ayant eu lieu en avril 2006, la direction de la centrale de Civaux
a déclaré cet événement à l'Autorité de Sûreté Nucléaire le 23 mars 2010 au niveau 1 de l'échelle INES qui en compte 7.
Le 3 septembre 2009, l’unité de production n° 2 de la centrale de Civaux était en phase de redémarrage après un arrêt programmé pour maintenance et rechargement du combustible. Durant cette phase, des essais sont réalisés sur différents matériels afin de tester leur bon fonctionnement. L'un de ces essais consiste à démarrer le groupe électrogène de secours (moteur diesel de forte puissance) pour s'assurer de sa disponibilité. Cet essai, qui aurait dû être réalisé le 3 septembre, n'a pas eu lieu.
Ce moteur diesel, matériel de secours, est utilisé en cas de défaillance des autres systèmes pour alimenter la centrale en électricité. Chaque unité de production compte deux groupes électrogènes de secours.
Dès la détection de cet écart, qui n’a eu aucune conséquence sur la sûreté et le fonctionnement des installations, l'essai a été programmé et réalisé le 12 septembre 2009. Il a confirmé que le groupe électrogène fonctionnait bien, comme la centrale l'avait constaté lors d'une première analyse.
A la suite de cet écart, la direction a décidé de contrôler l'ensemble de la liste des essais périodiques programmés, pour s’assurer qu'ils avaient tous été réalisés. Aucun autre écart n’a été constaté.
La centrale a déclaré cet événement à l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) au niveau 0 de l'échelle INES (qui en compte 7). Après des analyses complémentaires, l'ASN a décidé de reclasser cet événement au niveau 1 de l'échelle INES. Elle a considéré que le groupe électrogène aurait dû être déclaré non disponible par la centrale en attendant la réalisation effective de l'essai.
Sur une unité de production nucléaire, des essais dits "périodiques" sont réalisés régulièrement afin de tester la disponibilité et le bon fonctionnement de matériels importants pour la sûreté.
Le 27 octobre, un essai périodique sur des vannes d'isolement de l'enceinte du bâtiment réacteur de l’unité de production n°1 en fonctionnement, a été réalisé. Cet essai a révélé le dysfonctionnement d'un servomoteur* placé sur une de ces vannes.
Le 28 octobre, à 4 heures du matin, conformément aux règles d’exploitation, l'unité de production n°1 a été mise à l'arrêt pour permettre le changement du matériel défectueux. Le délai d’intervention de cette opération de maintenance a dépassé de 4 heures le délai réglementaire.
Ce dépassement du délai d’intervention, qui constitue un non respect des règles d’exploitation, n’a eu aucune conséquence pour la sûreté de l’installation et l'environnement.
L’événement a immédiatement été déclaré à l'autorité de sûreté nucléaire au niveau "1" de l'échelle INES, qui compte 7 échelons.
* Le servomoteur est un moteur électrique qui permet d'ouvrir ou de fermer une vanne.
Chaque centrale nucléaire déclare les évènements liés à son exploitation.
L'échelle INES *, adoptée depuis 1991, permet d'en évaluer l'importance.

* Cette échelle, établie par l'institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire met en place un langage commun pour évaluer la gravité d'un incident ou d'un accident survenu dans une centrale nucléraire; l'échelle se compose de 7 niveaux, le septième étant le plus grave.
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