Le 19 mars 2008, un essai périodique a été réalisé sur le circuit d’injection de sécurité de l’unité de production 1. En cas d'incident, ce circuit permettrait de refroidir le coeur en y injectant du bore, produit qui absorbe les neutrons.
En raison d'une erreur dans la procédure utilisée pour réaliser cet essai périodique, une mesure de débit n’a pas pu être vérifiée correctement.
Le 20 mars, cet écart, sans conséquence pour la sûreté et le fonctionnement de l'installation, a fait l’objet d’une déclaration d’un événement significatif de sûreté de niveau 0 auprès de l’Autorité de Sûreté Nucléaire.
Après la correction de l'écart, la mesure de débit a de nouveau été réalisée sur l'unité de production n°1 et s'est avérée correcte.
En ce qui concerne l’unité de production 2, cette mesure sera faite au prochain arrêt programmé en juin prochain.
A la suite d’analyses complémentaires qui ont montré, sur les deux tranches du site, un défaut de qualité dans la réalisation de cet essai, la direction du CNPE de Civaux a décidé de reclasser l'événement au niveau 1 de l’échelle INES, qui compte 7 échelons.
Le 5 octobre, lors d'un contrôle sur les installations de l'unité de production n°1, un technicien a remarqué que des boulons étaient insuffisamment serrés sur la fixation de la commande d'une vanne d'isolement du circuit d'évacuation de la vapeur vers l'atmosphère (zone non nucléaire).Les essais de fonctionnement de cette vanne ont toujours été satisfaisants. Le matériel a été immédiatement remis en état.
L’événement, qui n’a eu aucune conséquence pour la sûreté de l’installation, a été initialement classé au niveau 0 de l’échelle INES, échelle internationale de classement qui compte 7 échelons.
Des contrôles complémentaires ont permis de détecter des écarts identiques sur trois autres vannes. La direction du site a demandé un reclassement de l'événement au niveau 1 pour manque de rigueur mis en oeuvre par différents intervenants.
Le 05 décembre 2007, la centrale de Civaux a déclaré à l’Autorité de Sûreté un événement de transport au niveau 1 de l'échelle INES qui en compte 7.
Cet événement concerne l'envoi, le 7 novembre dernier, de 4 détecteurs incendie en Chronopost.La réglementation des transports exige que ce type de matériel (qui comporte une mini-source radioactive) soit accompagné de formulaires spéciaux et qu'il soit acheminé par un transporteur habilité. Ces exigences excluent donc le recours aux service de La Poste.
C'est la seconde fois que ce type d’écart se produit dans une centrale nucléaire EDF en 2007.
C’est pour cette raison qu’il a été classé au niveau 1 de l'échelle INES qui en compte 7.
Cet écart de transport n'a eu aucune incidence sur l’environnement.
Des dispositions internes ont été prises pour éviter ce type d’écart.
Lors des opérations de maintenance réalisées dans le cadre de l'arrêt programmé pour rechargement en combustible (uranium) de l'unité de production n°1, un complément de graisse, dans une pompe située sur un circuit auxiliaire de la partie nucléaire des installations, a été effectué avec une graisse non adaptée.
Cet écart, sans conséquence sur la sûreté et l'environnement, a été déclaré à l'autorité de sûreté au niveau 1, en raison de la non prise en compte des consignes liées au retour d'expérience.
Le 23 décembre, lors de la mise à l'arrêt du réacteur n° 2 durant le week end, pour adapter la production d'électricité à la consommation prévisionnelle, la baisse de puissance s'est effectuée en atteignant un seuil plus bas que ne le spécifient les règles de conduite.
En effet, le réacteur aurait du rester autour de 0,5 % de puissance. Or, dans la phase finale, le réacteur est passé à une puissance inférieure à cette valeur.
Cet événement n'a eu aucun impact sur la sûreté et l'unité de production a recommencé à produire de l'électricité sur le réseau comme prévu.
Cependant, l'analyse approfondie de l'événement a permis de déterminer que les opérateurs en salle de commande n'ont pas détecté a posteriori cette baisse de puissance et donc que les différents contrôles demandés n'ont pas été menés avant le redémarrage.
La direction de la centrale a donc déclaré cet écart -sans conséquences réelles sur la sûreté- à l'Autorité de sûreté au niveau 1 de l'échelle INES.
Chaque centrale nucléaire déclare les évènements liés à son exploitation.
L'échelle INES *, adoptée depuis 1991, permet d'en évaluer l'importance.

* Cette échelle, établie par l'institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire met en place un langage commun pour évaluer la gravité d'un incident ou d'un accident survenu dans une centrale nucléraire; l'échelle se compose de 7 niveaux, le septième étant le plus grave.
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