Cet événement, n'a eu aucun impact sur la sûreté des installations, l'environnement et la sécurité des personnes.
Il a été déclaré à l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) qui l'a classé au niveau 1 de l'échelle INES qui en compte 7.
Lors d'une ronde de surveillance ce jeudi 9 février 2012 à 13h30, les gendarmes du peloton spécialisé de protection de gendarmerie (PSPG) ont constaté une découpe de 50 centimètres sur la clôture de limite de propriété de site.
Conformément aux procédures, les accès du site ont été bloqués et les installations industrielles ont été immédiatement sécurisées. Les gendarmes procèdent actuellement à des vérifications.
Des dispositions sont prises pour permettre aux salariés qui ne sont pas d'astreinte de quitter normalement le site.
Les équipes d'astreinte sont mobilisées aux côtés des gendarmes pour contrôler l'ensemble des locaux de la centrale. L'Autorité de sûreté nucléaire, la préfecture, les maires et la CLI ont été informés.
(Mise à jour le 9 février 2012 à 20h)
Lors d'une ronde de surveillance ce jeudi 9 février 2012 à 13h30, les gendarmes du peloton spécialisé de protection de gendarmerie (PSPG) ont constaté une découpe de 50 centimètres sur la clôture de limite de propriété de site.
Conformément aux procédures, les accès du site avaient été aussitôt bloqués et les installations industrielles ont été immédiatement sécurisées. Les gendarmes ont procédé aux vérifications nécessaires qui n'ont rien décelé et le dispositif a été levé un peu avant 20 h.
L'Autorité de sûreté nucléaire, la préfecture, les maires et la CLI ont été informés.
Lors de cet essai, contrairement à ce qui était attendu, les techniciens ont constaté que l'un des robinets ne se fermait pas automatiquement. Ils ont donc lancé des investigations pour solutionner le problème technique et tester une nouvelle fois le bon fonctionnement du circuit. Le 3 décembre en début d'après-midi, le circuit était à nouveau disponible
Cette indisponibilité temporaire de ce système de sécurité, même si elle n'a eu aucune conséquence pour la sûreté et le fonctionnement de l'installation, constitue un écart aux règles d'exploitation. Elle a donc été déclarée initialement par la centrale à l'Autorité de sûreté nucléaire au niveau 0 de l'échelle INES qui compte 7 échelons.
Mais les analyses approfondies de l'événement technique ont mis en évidence un second écart aux règles d'exploitation. En effet, durant les quelques heures pendant lesquelles le circuit n'était pas disponible, aucune action d'exploitation n'aurait dû être réalisée sur le système d'injection, or des appoints automatiques en eau ont tout de même été effectués.
Ce deuxième constat, qui constitue un écart aux règles d'exploitation, a conduit la centrale de Cruas, le 16 décembre, à reclasser l'événement au niveau 1 de l'échelle INES.
A l'issue de l'intervention de remise en service du circuit, un contrôle a été réalisé pour vérifier son bon fonctionnement. Ce contrôle n'a pas permis, à ce moment là, de détecter qu'une des vannes de ce circuit était restée fermée alors qu'elle aurait dû être ouverte. Cette mauvaise position de la vanne a été mise en évidence quelques heures plus tard, et l'écart a été aussitôt corrigé.
Celui-ci a eu pour conséquence d'avoir rendu le circuit d'appoint en eau borée non disponible sur l'unité de production voisine, l'unité n°1, pendant le court délai entre le constat et sa correction.
L'événement, qui n'a pas eu de conséquence sur la sûreté des installations, constitue un écart aux règles générales d'exploitation, ce qui a conduit la centrale de Cruas-Meysse à le déclarer, à l'Autorité de sûreté nucléaire, au niveau 1 sur l'échelle INES, échelle de classement des événements nucléaires qui compte 7 échelons.
* Le bore est un élément qui, dilué dans l'eau du circuit primaire, constitue l'un des moyens de la régulation de la réactivité dans le cœur du réacteur.
Chaque centrale nucléaire déclare les évènements liés à son exploitation.
L'échelle INES *, adoptée depuis 1991, permet d'en évaluer l'importance.

* Cette échelle, établie par l'institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire met en place un langage commun pour évaluer la gravité d'un incident ou d'un accident survenu dans une centrale nucléraire; l'échelle se compose de 7 niveaux, le septième étant le plus grave.
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