Suite à une opération de maintenance effectuée sur le circuit de refroidissement principal de la piscine, les techniciens de la centrale ont constaté une légère augmentation de la température du bassin. Dès sa détection, les équipes ont procédé au refroidissement de la piscine de stockage par le biais d'un second circuit, chargé de prendre le relais en cas d'indisponibilité du premier.
L'opération de maintenance effectuée sur le circuit de refroidissement principal de la piscine de stockage est à l'origine de ce dysfonctionnement. En effet, les techniciens chargés des travaux ont fermé une vanne alors qu'elle aurait dû rester ouverte, suite à une incohérence entre deux documents d'intervention. Dès la détection de cet écart, la vanne a été réouverte.
Ce dysfonctionnement n'a eu aucune conséquence sur la sûreté des installations ni sur l'environnement, le second circuit de refroidissement ayant joué pleinement son rôle et la température du bassin étant toujours restée en deçà des seuils autorisés.
Néanmoins, en raison de l'absence de vérification des techniciens devant l'incohérence des documents d'intervention, la direction de la centrale de Cruas a décidé de déclarer cet événement à l'Autorité de Sûreté Nucléaire, au niveau 1 de l'échelle INES qui comporte 7 niveaux.
*On y entrepose les assemblages combustibles neufs, avant chargement dans le réacteur, et les assemblages usés, après déchargement du réacteur. La hauteur d'eau au-dessus des assemblages forme un écran de protection contre les rayonnements émis. Les piscines sont capables d'accueillir entre 400 et 600 assemblages selon le type de centrale.
* Réchauffeur : élément du circuit secondaire destiné à réchauffer l'eau condensée pour la ré-injecter dans le générateur de vapeur.
En application de l'échelle INES, et comme un équipement de protection du système de pression du circuit primaire a été sollicité, cet événement a été déclaré à l'Autorité de sûreté nucléaire, le 27 juillet 2010 et a été classé au niveau 1 sur l'échelle INES qui compte sept échelons.
Le 26 mai, alors que les opérations de rechargement en combustible avaient commencé depuis trois jours, les techniciens de la centrale ont remarqué qu'une cellule électrique d'un ventilateur n'était pas configurée correctement. Au nombre de deux, ces ventilateurs assurent le confinement de l'air dans le bâtiment réacteur en cas d'incident de manutention du combustible. Le second ventilateur est toujours resté disponible.
Dès la détection de ce dysfonctionnement, les techniciens de la centrale ont remis la cellule électrique du ventilateur dans sa configuration attendue.
Cet écart n'a eu aucune conséquence sur la sûreté, l'environnement ou le fonctionnement de l'installation.
Pour autant, les règles d'exploitation, qui demandent que les deux ventilateurs soient disponibles avant de démarrer les opérations de rechargement en combustible, n'ont pas été respectées.
La centrale de Cruas-Meysse a donc décidé de déclarer cet écart à l'Autorité de Sûreté Nucléaire au niveau 1 de l'échelle INES, qui en compte 7.
Jeudi 13 mai, alors que l'unité de production n°3 est en fonctionnement, l'équipe d'exploitation réalise un essai sur un système de protection du réacteur. Ce système permet de détecter d'éventuelles conditions anormales de fonctionnement, et déclenche, le cas échéant, les actions automatiques afin d'en réduire ou d'en limiter les conséquences.
Lors d'une séquence de l'essai réalisé le 13 mai, une manœuvre sur le système électrique (commutateur) du pupitre de commandes n'a pas été correctement réalisée par l'opérateur. La détection de l'erreur a été immédiate, et le test a pu reprendre aussitôt .
Les résultats de l'essai périodique, visant à s'assurer de la disponibilité du système de protection du réacteur, ont été conformes aux attendus.
Cet écart n'a eu aucune conséquence sur le fonctionnement et la sûreté des installations. Cependant, comme un écart de cette nature s'est produit il y a moins de deux mois et que les actions de correction n'ont pas été totalement mises en oeuvre, la direction de la centrale nucléaire de Cruas-Meysse a décidé de le déclarer à l'Autorité de sûreté nucléaire au niveau 1 de l'échelle INES, qui compte sept échelons.
Chaque centrale nucléaire déclare les évènements liés à son exploitation.
L'échelle INES *, adoptée depuis 1991, permet d'en évaluer l'importance.

* Cette échelle, établie par l'institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire met en place un langage commun pour évaluer la gravité d'un incident ou d'un accident survenu dans une centrale nucléraire; l'échelle se compose de 7 niveaux, le septième étant le plus grave.
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