Chaque année, un audit interne consacré à la radioprotection des intervenants est réalisé sur l'ensemble des centrales nucléaires d'EDF.
A la centrale de Dampierre-en-Burly, cet audit a permis de détecter un écart dans la remontée d'information à la suite d'un évènement significatif pour la radioprotection qui s'est déroulé en mai 2011.
En effet, le 28 mai 2011, lors des contrôles systématiques réalisés à la sortie du bâtiment réacteur de l'unité de production N°1 (en arrêt pour visite décennale), des traces de contamination externe avaient été détectées, de manière très localisées, sur la peau d'un salarié d'une entreprise extérieure.
Comme le demande la procédure, la personne avait été immédiatement prise en charge par le service médical. Selon le protocole établi, un traitement adéquat avait permis d'éliminer la poussière radioactive à l'origine de cette contamination externe. Les contrôles médicaux avaient montré que le niveau d'exposition sur la peau de la personne avait été inférieur au seuil réglementaire annuel de 500 mSv pour les expositions cutanées.
Ce niveau n'a pas justifié de traitement particulier et n'a eu aucune conséquence sanitaire.
Néanmoins, bien que la procédure au niveau de la prise en charge médicale de l'intervenant ait été respectée, l'audit a montré que les délais d'information de la direction du site par la chaîne médicale n'ont pas été respectés.
En effet, comme l'évaluation de cette contamination s'élevait à 194 mSv, à un niveau supérieur au quart du seuil réglementaire annuel de 500 mSv, cet évènement significatif pour la radioprotection aurait dû être déclaré, dès sa détection, par la centrale à l'Autorité de sûreté nucléaire au niveau 1 de l'échelle INES (qui compte 7 échelons) ; c'est ce que vient de faire le CNPE de Dampierre-en-Burly le 6 mars 2012. La préfecture et le président de la Commission locale d'information ont été informés.
Après l'intervention de maintenance, lors des opérations de redémarrage de l'unité de production, des vannes du circuit primaire sont restées ouvertes alors que les règles d'exploitation imposent qu'elles soient fermées. Ces vannes participent à l'étanchéité du bâtiment réacteur dans certaines conditions d'exploitation.
Le 27 avril, lors d'un contrôle périodique, les techniciens de la centrale ont détecté le mauvais positionnement de ces vannes et ont procédé à leur fermeture. Cet événement n'a eu aucune conséquence sur la sûreté des installations et l'environnement car l'étanchéité du bâtiment réacteur est assurée par plusieurs systèmes redondants.
Ces vannes sont cependant restées ouvertes dans un délai supérieur à celui fixé par les règles générales d'exploitation. C'est pourquoi la centrale a déclaré cet événement à l'Autorité de sûreté nucléaire au niveau 1 de l'échelle INES, qui en compte 7*.
* échelle internationale de classement des événements nucléaires qui compte sept niveaux.
Le 19 octobre dernier, la centrale nucléaire de Dampierre-en-Burly a expédié 84 détecteurs de fumée (utilisés dans le milieu industriel, dans les bureaux) dans un colis spécifiquement étiqueté et emballé, par voie postale en utilisant les services de la société Chronopost.
La réglementation des transports exige que ce type de matériel soit accompagné de formulaires spéciaux et qu’il soit acheminé par un transporteur habilité. Ces exigences excluent donc le recours aux services de La Poste.
C’est la troisième fois que ce type d’écart se produit dans une centrale nucléaire EDF depuis 2007.
C’est pourquoi à la demande de l’Autorité de sûreté nucléaire, la centrale de Dampierre-en-Burly a déclaré cet événement au niveau 1 de l'échelle INES, qui en compte 7*.
Cet écart n'a eu aucune conséquence sur l'environnement.
Des dispositions internes ont été prises pour éviter ce type d’écart.
* Echelle internationale de classement des événements nucléaires qui compte 7 niveaux.
L’unité de production n°3 de la centrale nucléaire de Dampierre-en-Burly est en arrêt programmé depuis le 1er août dernier pour procéder au rechargement du combustible et réaliser des opérations de maintenance.
Le 2 octobre, lors des opérations de redémarrage du réacteur, les équipes de la centrale ont constaté qu’une vanne* d’isolement vapeur n’a pas été complètement fermée alors qu’elle aurait dû l’être.
Dès la détection de cet écart, les équipes d'exploitation sont intervenues pour régler ce dysfonctionnement. L'analyse a montré que la vanne n’a pas été complètement fermée pendant une durée de plus de trois jours, durée supérieure au délai de 8 heures prescrit par les règles générales d'exploitation de la centrale.
A la suite d’expertises complémentaires, il s’avère qu'une des pièces constituantes du servomoteur, une "tige" utilisée pour faire fonctionner cette vanne, n’est pas adaptée à la technologie de ce servomoteur. Légèrement plus courte que le matériel prévu, « la tige » a donc entraîné un décalage dans la fermeture de la vanne. A la demande de l’Autorité de sûreté nucléaire, les intervenants ont remplacé cette pièce.
Cet écart n'a eu aucune conséquence sur la sûreté des installations et l'environnement.La centrale de Dampierre-en-Burly a déclaré cet événement à l'Autorité de sûreté nucléaire au niveau 1 de l'échelle INES, qui en compte 7**.
* : cette vanne se trouve dans le bâtiment de liaison entre le bâtiment réacteur et la salle des machines. Elle participe à l’isolement du circuit secondaire.
** : échelle internationale de classement des événements nucléaires qui compte sept niveaux.
Chaque centrale nucléaire déclare les évènements liés à son exploitation.
L'échelle INES *, adoptée depuis 1991, permet d'en évaluer l'importance.

* Cette échelle, établie par l'institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire met en place un langage commun pour évaluer la gravité d'un incident ou d'un accident survenu dans une centrale nucléraire; l'échelle se compose de 7 niveaux, le septième étant le plus grave.
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