Avant de redémarrer une unité de production à l'arrêt, le réacteur doit progressivement monter en température et en pression. Pour cela, le circuit primaire est rempli en eau. Ce circuit fermé assure une circulation d'eau qui permet d'extraire la chaleur dégagée par le cœur du réacteur. Au cours des opérations de remplissage, une manœuvre inappropriée sur une vanne a entraîné l'indisponibilité d'un des capteurs de mesure du niveau d'eau de la cuve. Ces capteurs font partie d'un système qui, lorsque le niveau d'eau de la cuve du réacteur est significativement bas, déclenche un appoint automatique en eau, garantissant ainsi en permanence le refroidissement du réacteur.
Cet évènement n'a eu aucune conséquence sur la sûreté des installations. Cependant, le fait que la manœuvre de la vanne ait entraîné l'indisponibilité du système d'appoint automatique en eau constitue un écart aux règles d'exploitation. Pour cette raison, le 14 juin 2011, la centrale de Flamanville a déclaré cet événement à l'Autorité de sûreté nucléaire au niveau 1 de l'échelle INES, échelle internationale de classement des événements nucléaires qui compte 7 niveaux.
Le 14 mai 2011, l'unité de production n°1 a été mise à l'arrêt pour effectuer des opérations de maintenance et procéder au renouvellement d'une partie du combustible.
Alors que le réacteur n'était plus qu'à 2% de sa puissance, la température du circuit primaire est passée en-dessous de 295 °C, qui est la température requise durant cette phase de l'arrêt.
Les exploitants ont immédiatement détecté cette baisse de température et ont enclenché les actions correctrices afin de retrouver une température conforme de l'eau du circuit primaire.
Cet évènement n'a eu aucune conséquence sur la sûreté des installations. Cependant, le fait que l'eau du circuit primaire soit restée à une température inférieure à 295°C pendant 32 minutes constitue un écart aux règles d'exploitation.
Pour cette raison, le 17 mai 2011, la centrale de Flamanville a déclaré cet événement à l'Autorité de sûreté nucléaire, au niveau 1 de l'échelle INES, échelle internationale de classement des événements nucléaires qui compte 7 niveaux.
Personne n'a été blessé lors de cet événement.
La neige fondue présente dans ce bâtiment est dirigée vers des réservoirs de stockage spécifiquement adaptés. Les mesures radiologiques réalisées à proximité du bâtiment confirment l'absence d'impact à l'extérieur.
L'état des toitures des autres bâtiments est en cours d'inspection. Un premier contrôle visuel externe ne relève pas d'affaissement.
L'évènement n'a pas d'impact sur la production de la centrale nucléaire.
L'Autorité de Sûreté Nucléaire et la Préfecture de la Manche ont été immédiatement informées.
Les équipes du site sont mobilisées pour définir les modalités de réparation de la toiture endommagée.
La centrale nucléaire EDF de Flamanville dispose de deux unités de production de 1300 MW chacune.
En juin 2010, lors d'un nouvel arrêt programmé pour maintenance, la pompe a été contrôlée. Les investigations, réalisées en lien avec l'Autorité de süreté nucléaire, ont montré que le bruit, constaté en 2008, était dû à des vibrations de la tuyauterie du circuit. Même si le rapport d'expertise du constructeur de la pompe assure que ces vibrations ne remettent pas en cause son fonctionnement, la centrale a mis en place des dispositions pour moins la solliciter et, ainsi, éviter au maximum l'apparition des vibrations, pouvant à terme fragiliser le matériel.
Le fait de devoir prendre ces dispositions particulières a amené le CNPE, le 9 juin 2010, a déclarer cet événement au niveau 0 de l'échelle INES, qui compte 7 échelons.
Après une analyse complémentaire, il est apparu que la prise en compte du retour d'expérience, concernant les matériels similaires présents sur les autres unités de production d'EDF, aurait permis de comprendre plus vite l'origine des vibrations et, de ce fait, de prendre, plus rapidement, des mesures.
Ce manque de prise en compte du retour d'expérience a conduit, le 22 septembre, le CNPE de Flamanville à reclasser l'évènement au niveau 1 de l'échelle INES.
Dans ce cas de figure, les règles d'exploitation prescrivent d'arrêter l'unité de production dans l'heure. Dès la détection de l'excès de sodium dans le circuit, les équipes de conduite de la centrale ont donc engagé le processus d'arrêt du réacteur. Néanmoins, les opérateurs ayant rapidement identifié l'origine de la présence de sodium et nettoyé le circuit concerné, ces derniers ne sont pas allés jusqu'à l'arrêt complet de l'installation.
Cet écart n'a eu aucune conséquence sur l'environnement et la sûreté de l'installation. Toutefois, s'agissant d'un non respect d'une règle d'exploitation, la direction de la centrale de Flamanville a déclaré cet événement le 20 août 2010 à l'Autorité de Sûreté Nucléaire, au niveau 1 de l'échelle INES qui en compte 7.
Chaque centrale nucléaire déclare les évènements liés à son exploitation.
L'échelle INES *, adoptée depuis 1991, permet d'en évaluer l'importance.

* Cette échelle, établie par l'institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire met en place un langage commun pour évaluer la gravité d'un incident ou d'un accident survenu dans une centrale nucléraire; l'échelle se compose de 7 niveaux, le septième étant le plus grave.
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