Des contrôles systématiques sont effectués dans l'environnement proche de la centrale pour s'assurer que les valeurs mesurées restent très largement inférieures aux normes journalières et annuelles. Les résultats de la surveillance des paramètres physico-chimiques (températures et pH) font l'objet d'une limite réglementaire dans les arrêtés de prise et de rejets d'eau de chaque centrale :
valeurs les dernières - températures et pH (29Kb)12/01/2012 (29Kb) Les résultats des mesures effectuées pendant le mois écoulé sont comparés avec la moyenne des valeurs observées l'année précédente. Cependant, les fluctuations naturelles peuvent être importantes d'un mois sur l'autre. Les résultats fournis font l'objet d'un contrôle ultérieur de l'IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire).
radioactivité ambiante
| | rayonnement du mois (en nanoGray/heure) |
| moyenne du mois écoulé (décembre 2011) | 76 |
valeur la plus élevée du mois | 94 |
| moyenne de l'année précédente | 82 |
La radioactivité est un phénomène naturel. La moyenne en France est de 90 nanoGray/heure, la moyenne en Bretagne étant de 150 nanoGray/heure. La radioactivité ambiante est enregistrée en continu aux quatre points cardinaux, à un kilomètre environ de la centrale. Ces mesures sont effectuées par la centrale et retransmises en permanence à l'IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire).
CHAINE ALIMENTAIREradioactivité des eaux souterraines | autres radioéléments | activité tritium |
| moyenne du mois écoulé (décembre 2011) | N1 - 8,3 Bq/l Pz15 : 1 Bq/l Pz21 : 0,35 Bq/l | N1- 8,8 Bq/l Pz15:<6,2Bq/l Pz21:<6,5 Bq/l |
| moyenne de l'année précédente | N1- 3,1 Bq/l Pz15 : 1,3 Bq/l Pz21 : 0,82 Bq/l | N1- <7,2 Bq/l Pz15:<8,1 Bq/l Pz21:<7,0 Bq/l |
On mesure d'une part l'activité tritium et d'autre part l'ensemble des rayonnements Bêta. Les activités sont exprimées par unité de volume (Becquerel/litre). Il arrive fréquemment que l'activité réelle soit plus petite que celle qu'il est possible de mesurer avec les appareils utilisés. On le signale par le signe < (qui signifie inférieur à) dans la colonne correspondante et on indique la plus petite valeur mesurable.
radioactivité des végétaux (hors potassium 40) | échantillon n°1 (Siouville) | échantillon n°2 (Epaville) |
| moyenne du mois écoulé (décembre 2011) | <310 Bq/kg | 250 Bq/kg |
| moyenne de l'année précédente | 190 Bq/kg | 160 Bq/kg |
On mesure pour chaque échantillon l'activité par unité de masse (Bq/kg sec) des végétaux séchés au préalable à 60°C. La radioactivité naturelle (potassium 40) de ces végétaux est déduite de la valeur indiquée. Les mesures de radioactivité sur les végétaux varient en fonction des saisons et des conditions météorologiques.
radioactivité du lait | échantillon n°1 (Siouville) | échantillon n°2 (Epaville) |
| moyenne du mois écoulé (décembre 2011 ) | < 0,31 Bq/l | <0,33 Bq/l |
| moyenne de l'année précédente | <0,40 Bq/l | <0,40 Bq/l |
Il s'agit, pour chaque échantillon prélevé, de l'activité comptabilisée par unité de volume (Becquerel/litre). L'activité naturelle du potassium 40 est déduite de la valeur indiquée.
Il arrive fréquemment que l'activité réelle soit plus petite que celle qu'il est possible de mesurer avec les appareils utilisés. On le signale par le signe < (qui signifie inférieur à) dans la colonne correspondante et on indique la plus petite valeur mesurable.
Pour en savoir plus :
Chaque année, l'Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaires (IRSN) réalise une campagne de mesures radioécologiques sur les milieux terrestre et aquatique autour des centrales, afin de détecter tout éventuelle évolution de la radioactivité. Plus de 500 prélèvements sont réalisés sur le sol, les légumes, les fruits, les poissons, les algues, les sédiments…
Enfin, tous les dix ans, un bilan radio-écologique complet permet de mesurer une éventuelle évolution par rapport à l'étude d'impact qui a constitué le " point zéro " d'origine. 12/01/2012
Comme toute installation industrielle, une centrale nucléaire effectue des rejets dans l'environnement. Ces rejets, strictement réglementés, sont l'objet d'une surveillance constante. Ils se présentent sous forme d'effluents liquides et gazeux dont le détail est présenté ci-après. L'objectif permanent du personnel des centrales est de réduire ces rejets à des valeurs très en deçà des limites fixées.
radioéléments rejetés dans l'air | | tritium | iodes | gaz rares | autres radioéléments | carbone 14* |
| valeur du mois (décembre 2011) | 1,355E-01 Tbq | 2,538E-0,3 Gbq | 6,033E-02 Tbq | 2,585E-04 Gbq | 9,794 Gbq |
| cumul depuis le 1er janvier 2012 | 1,52 Tbq | 3,41E-02 Gbq | 1,10 Tbq | 3,08E-03 Gbq | 2,14E-02 Gbq |
| limite annuelle autorisée (cumulé) | 8 Tbq | 0,8 Gbq | 25 Tbq | 0,1 Gbq | 1400 Gbq |
* Les mesures concernant le carbone 14 sont trimestrielles.
Tritium : Elément radioactif de la famille de l'hydrogène produit dans l'eau du circuit primaire et rejeté sous forme liquide et gazeuse. Il émet un rayonnement de très faible énergie. Il existe aussi à l'état naturel dans la plupart des eaux minérales issues de zones volcaniques. La quantité rejetée par la centrale est directement liée au fonctionnement et à la puissance des réacteurs.
Iodes : Eléments radioactifs issus de la réaction nucléaire et rejetés sous forme liquide et gazeuse. Leur radioactivité décroît naturellement au bout de quelques jours.
Gaz rares : Les principaux sont le xénon et le krypton. Ils existent en faible proportion dans l'air. Ils se mesurent en Térabecquerels (mille milliards de Becquerels).
Halogènes : Il s'agit principalement d'iode.
Carbone 14 : Elément très peu radioactif naturellement présent dans l'environnement et dans le corps humain. Il est également produit dans l'eau du circuit primaire et est rejeté sous forme liquide et gazeuse. La quantité rejetée est directement liée à l'énergie fournie par les réacteurs.
Autres éléments radioactifs : Il s'agit de la somme de l'activité d'éléments radioactifs issus de la réaction nucléaire et rejetés sous forme liquide et gazeuse (hors tritium, iodes et carbone 14) : cobalt, césium, antimoine...
Les effluents gazeux proviennent du circuit primaire et de la ventilation des bâtiments nucléaires, des éventages de différents réservoirs et de la mise en dépression de l'enceinte en béton.
La ventilation des bâtiments nucléaires est filtrée en continu. Les poussières radioactives issues des différents réservoirs ainsi que l'iode sont piégés par une succession de filtres.
Les effluents gazeux produits sont stockés, un mois minimum, dans des réservoirs. Leur radioactivité décroît naturellement avec le temps. Lorsque le niveau de radioactivité requis est atteint, ils sont rejetés par une cheminée prévue à cet effet.
radioéléments rejetés dans l'eau
| | tritium | iodes | autres radioéléments | carbone 14 |
| valeur du mois (décembre 2011) | 4,746 Tbq | 1,056E-03 Gbq | 2,502E-02 Gbq | 2,699 GBq (rejet octobre 2011) |
| cumul depuis le 1er janvier 2012 | 63,5 Tbq | 1,9E-02 Gbq | 0,325 Gbq | 34,8 Gbq |
| limite annuelle autorisée | 80 TBq | 0,1 GBq | 10 GBq | 190 Gbq |
Tritium : Le tritium, ou hydrogène radioactif, est un radioélément produit au sein de l'eau du circuit primaire. Il existe à l'état naturel dans la plupart des eaux minérales issues de zones volcaniques. Contrairement aux autres radioéléments, il émet uniquement des rayonnements de type Bêta, de faible énergie. Il est faiblement radiotoxique. Les quantités produites sont directement fonction du temps de fonctionnement et de la puissance des réacteurs. Elles sont mesurées indépendamment du reste des radioéléments.
Activité totale hors tritium : Il s'agit de la somme des activités mesurées pour les radioéléments autres que le tritium. Ces liquides contiennent des gaz de fission dissous (xénon, krypton, iode), des produits de fission solides (césium, lanthane, strontium) et des produits d'activation (cobalt, manganèse, antimoine). Ils proviennent des mouvements d'eau (purges, échantillonnages) effectués à l'intérieur du circuit primaire. Ils sont en majeure partie réutilisables et retournent alimenter les circuits de la centrale après filtration, dégazage, évaporation et distillation. Une partie de ces liquides, la plus faible, n'est pas recyclable. Elle provient du recyclage ou du nettoyage de matériels effectué pour des opérations de maintenance. Ces effluents sont stockés puis traités et enfin rejetés après contrôle selon les normes fixées par la réglementation interministérielle.