Lors des opérations de mise à l’arrêt programmée de l’unité de production n°2 pour rechargement et opérations de maintenance, les équipes de la centrale ont effectué des tests d'étanchéité sur des robinets situés sur un circuit permettant d'assurer le refroidissement du réacteur.
Le 30 mars, en parallèle de ces tests, une intervention était menée sur un tableau électrique. Une cellule électrique a été coupée ce qui n’est pas autorisé dans cette configuration. La coupure de la cellule a déclenché une alarme. Dès l’apparition de cette alarme, les techniciens auraient dû stopper les tests d’étanchéité sur les robinets et se remettre en conformité, comme l’exigent les règles d’exploitation spécifiques dans cette configuration.
Or, les tests ont été poursuivis.
Cet écart a notamment rendu indisponible l'un des deux systèmes d’arrêt automatique du réacteur.Cet événement n'a eu aucun impact sur la sûreté des installations dans la mesure où des circuits redondants, assurant les mêmes fonctions, étaient disponibles.
En raison du non respect de la conduite à tenir, la direction de la centrale a déclaré cet événement à l’Autorité de Sûreté Nucléaire au niveau 1 de l’échelle INES.
Mardi 30 mars en début de soirée, lors des contrôles systématiques en sortie de la centrale nucléaire de Gravelines, des traces de contamination interne ont été détectées sur un salarié d'une entreprise extérieure.
Ce salarié intervenait sur une opération de dépose de calorifuge à l'intérieur du bâtiment réacteur de l'unité de production n°3 actuellement en arrêt programmé pour des opérations de maintenance et de rechargement de combustible.
La personne a été prise en charge par le service médical du site qui a procédé aux examens, avant de regagner son domicile.
Les analyses ont permis d'estimer que le niveau d'exposition interne était de l'ordre du 40ème de la limite annuelle réglementaire, fixée à 20 mSv pour tous les intervenants en zone nucléaire.Le salarié sera suivi par le service médical jusqu'à élimination naturelle de la contamination. Une analyse est en cours pour en déterminer l'origine exacte.
L'Autorité de sûreté nucléaire a été informée de l'événement.
Suite à des écarts de mélange de graisses détectés dans des servo-moteurs électriques* de différentes centrales nucléaires, la direction du parc nucléaire d’EDF a décidé de lancer des contrôles lors des arrêts pour rechargement de toutes les unités de production.
En complément d’un événement déclaré en août 2009, les contrôles réalisés sur l’unité de production n° 3 du CNPE de Gravelines, actuellement en arrêt programmé pour maintenance, ont mis en évidence un nouvel écart de ce type.
Celui-ci réside dans la présence d’un mélange de deux graisses. Or si chacune des graisses est homologuée, le mélange de celles-ci ne l’est pas.
Les opérations de maintenance pour remettre en conformité les matériels concernés seront réalisées pendant l'arrêt en cours.
Le même type d'écart avait été constaté en 2009 sur l'unité de production n° 1 et le matériel remis en conformité. Les unités 4, 5 et 6 ont également été contrôlées et n'ont pas présenté d'anomalie. Pour l’unité 2, l'expertise et les éventuelles remises en conformité seront réalisées lors du prochain arrêt pour maintenance en 2010. Conformément aux procédures, un nouveau plan de contrôles sera réalisé sur toutes les unités de production lors des prochains arrêts.Cet écart sans conséquences réelles sur la sûreté et le fonctionnement des installations, les vannes concernées ayant toujours été manoeuvrables au cours du cycle de production précédent, a été déclaré le 9 mars 2010 à l’Autorité de Sûreté Nucléaire au niveau 1 de l’échelle INES, qui compte 7 niveaux. Il se rattache à l’anomalie générique** déclarée par la Division Production Nucléaire le 4 décembre 2009.
* Servo-moteurs (situés dans le bâtiment réacteur) : une vanne dotée d’un servo-moteur est actionnable à distance grâce à un moteur électrique.Mercredi 6 janvier vers 10h45, lors de contrôles systématiques effectués à la sortie de la zone nucléaire, des traces de contamination interne ont été détectées sur un salarié d'une entreprise extérieure.
L'intervenant a été pris en charge par le service médical du site afin de procéder aux examens requis. Les analyses effectuées ont révélé une valeur au quarantième de la limite réglementaire annuelle fixée à 20 mSv* sur 12 mois glissants. Un suivi médical est assuré jusqu'à l'élimination naturelle de toute trace de contamination.
Une analyse technique est en cours afin d'identifier la cause de la contamination. L'Autorité de sûreté nucléaire et les pouvoirs publics ont été informés de l'événement.
* Le sievert (Sv) estime l’effet du rayonnement sur l’homme. Les expositions s’expriment généralement en mSv. L’exposition moyenne annuelle naturelle d’un individu est de 2,4 mSv.
Le 14 novembre 2009, l’unité de production n° 6 de la centrale de Gravelines était en phase de redémarrage après un arrêt programmé qui a permis de recharger une partie du combustible et réaliser des opérations de maintenance.
Lors de cette phase d’exploitation, des essais doivent être réalisés pour vérifier le bon fonctionnement des matériels et des systèmes. Dans ce cadre, un essai a été effectué pour tester l’un des systèmes de sûreté utilisé en cas d’accident pour refroidir le réacteur.
Ce système (appelé EAS) permettrait, si un événement grave le nécessitait, de vaporiser immédiatement une grande quantité d’eau dans le bâtiment réacteur pour refroidir les matériels.
Pour mener à bien l’essai du système, les équipes doivent effectuer un appoint en eau sur l’un des réservoirs en respectant des critères fixés par les règles d’exploitation. L’analyse de l’intervention a montré que la procédure utilisée pour réaliser cet appoint n’a pas pris en compte l’ensemble des critères requis. A la suite de cette erreur d’application de procédure, les équipes ont constaté que le niveau d’eau du circuit était insuffisant, ce qui a nécessité d’en rajouter. Un appoint complémentaire a donc été réalisé et le système de protection du réacteur a pu être à nouveau testé.
Ce contrôle a montré qu’il fonctionnait et qu’il était disponible.
Cette opération d’appoint en eau a entraîné le dépassement du délai autorisé d’indisponibilité du système de protection, ce qui constitue un écart par rapport aux règles d’exploitation. Sans conséquences pour la sûreté des installations, cet événement a été déclaré, le 17 novembre 2009, par la direction de la centrale de Gravelines, à l’Autorité de sûreté nucléaire au niveau 1 de l’échelle INES (qui compte sept échelons).
Chaque centrale nucléaire déclare les évènements liés à son exploitation.
L'échelle INES *, adoptée depuis 1991, permet d'en évaluer l'importance.

* Cette échelle, établie par l'institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire met en place un langage commun pour évaluer la gravité d'un incident ou d'un accident survenu dans une centrale nucléraire; l'échelle se compose de 7 niveaux, le septième étant le plus grave.
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