Si ce défaut n'a actuellement aucune conséquence pour la sûreté et le fonctionnement des installations, en cas de séisme, cette fragilité détectée dans la soudure pourrait entraîner une dégradation des supports métalliques du dispositif de mesure de niveau d'eau du réservoir, et donc perturber son bon fonctionnement. Le défaut va être corrigé lors du prochain arrêt de l'unité.
Cet écart a été déclaré à l'Autorité de sûreté nucléaire le 16 février 2012 au niveau 0 de l'échelle internationale de classement des évènements nucléaires (qui compte 7 niveaux), mais comme les contrôles complémentaires ont montré qu'il était également présent sur une seconde unité, la direction de la centrale a décidé de le reclasser au niveau 1 de l'échelle INES.
Une procédure particulière exige la présence en continu d'une personne dans le local durant l'inhibition des détecteurs. Un contrôle durant l'intervention a permis d'identifier que la présence permanente de personnel dans le local n'a pas été respectée de 10h45 à 12h52.
En raison du non respect de cette mesure compensatoire, l'écart, qui avait été initialement classé le 20 janvier au niveau 0 de l'échelle internationale de classement des événements nucléaires (qui compte 7 niveaux), a été reclassé au niveau 1, le 2 avril 2012.
L'unité de production n° 4 de la centrale de Gravelines est en arrêt programmé pour rechargement du combustible et opérations de maintenance, depuis le 18 février.
Le 6 mars, dans le cadre du programme d'essais lors de l'arrêt, sur les différents systèmes et matériels, un des essais demande à basculer un ventilateur sur un boitier électrique d'essai. Comme aucun boîtier n'est disponible, l'équipe chargée de mener les tests décide de procéder autrement et de retirer, en accord avec la hiérarchie, les fusibles propres à ce ventilateur du tableau électrique, pour pouvoir réaliser l'essai et empêcher sa mise en fonctionnement. Mais une fois l'essai réalisé, l'intervenant oublie de remettre en place les fusibles, ce qui a entraîné l'indisponibilité de la ventilation.
Ce n'est que le lendemain, le 7 mars, que les fusibles sontremis en place par une équipe en charge de réaliser une manœuvre d'exploitation.
Cet écart, qui a entraîné l'indisponibilité durant 24 heures de la ventilation, n'a eu aucune conséquence pour la sûreté des installations et pour l'environnement. Il constitue toutefois un écart aux règles générales d'exploitation et à ce titre, la direction de la centrale de Gravelines l'a déclaré le 8 mars 2012, à l'Autorité de sûreté nucléaire, au niveau 1 de l'échelle INES, échelle internationale de classement des événements nucléaires qui compte 7 niveaux.
Le 7 février 2012, l'unité de production n° 1, à l'arrêt pour visite décennale depuis le 29 juillet 2011, est dans une phase où se déroulent les opérations préalables à son redémarrage.
Dans le cadre de ces opérations, le circuit primaire est monté à une certaine température requise par les règles de pilotage du réacteur. Plusieurs capteurs permettent de mesurer que l'eau dans les tuyauteries menant aux générateurs de vapeur est bien à la température requise.
Le 7 février, le capteur réparé en octobre 2011 indique que la température dans l'une de ces tuyauteries reste à zéro. L'analyse qui est effectuée par les opérateurs permet de montrer que la valeur affichée par le capteur est incohérente avec l'état de l'eau dans la tuyauterie qui est bien à la température requise.
Les contrôles réalisés sur le capteur défaillant indiquent un nouveau dysfonctionnement dans le câblage. Les techniciens réalisent alors un basculement sur le capteur de secours, avant de mettre en place un nouveau câble de raccordement, ce qui rend le capteur défaillant à nouveau opérationnel.
Cet évènement n'a pas eu d'impact sur la sûreté des installations puisque d'autres capteurs ont toujours été disponibles pour mesurer la température de l'eau dans la tuyauterie concernée. Dans le cas où un second capteur de température aurait été défaillant, plusieurs systèmes de protection auraient alors été activés.
Cependant, en raison du caractère tardif de la découverte de ce nouveau dysfonctionnement du capteur, cet écart a été déclaré le 23 février 2012 à l'Autorité de sûreté nucléaire au niveau 1 de l'échelle INES, qui en compte 7.
Lors de contrôles réalisés début décembre 2011, des défauts d'étanchéité ont été mis en évidence à l'endroit du raccordement à la cheminée des rejets d'air, de la tuyauterie de ventilation du bâtiment combustible de l'unité de production n° 2. L'analyse complémentaire de l'écart et les contrôles réalisés sur l'ensemble des unités de production ont permis de détecter le même défaut sur les unités de production n° 5 et 6. Des actions correctives temporaires ont été mises en œuvre sur les unités concernées pour supprimer le défaut, en attendant les réparations définitives.
Ces défauts d'étanchéité sont sans conséquence pour l'environnement puisque l'air du bâtiment combustible, en dehors d'un événement exceptionnel d'exploitation, ne présente aucune radioactivité. Dans le cas d'un événement, les filtres, situés sur le système de ventilation, permettraient de capter l'iode qui serait présent dans l'air du bâtiment.
Cet écart, par rapport aux règles environnementales que doit respecter la centrale, a été déclaré à l'Autorité de sûreté nucléaire le 13 février 2012.
Chaque centrale nucléaire déclare les évènements liés à son exploitation.
L'échelle INES *, adoptée depuis 1991, permet d'en évaluer l'importance.

* Cette échelle, établie par l'institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire met en place un langage commun pour évaluer la gravité d'un incident ou d'un accident survenu dans une centrale nucléraire; l'échelle se compose de 7 niveaux, le septième étant le plus grave.
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