Dans une centrale nucléaire, des essais périodiques sontréalisés sur certains matériels afin de les tester et de s'assurer de leur bonfonctionnement.
Le 15 septembre 2011, sur l'unité de production n°1 enfonctionnement, un essai périodique programmé a été réalisé sur un groupeélectrogène de secours qui alimente un tableau électrique, ce dernier alimentantlui-même des matériels importants pour la sûreté. Les résultats de cet essai sesont avérés concluants.
Lors de la remise en configuration normale de l'installation aprèscet essai, le dysfonctionnement d'un disjoncteur n'a pas permis d'utiliser la sourceélectrique habituelle et a donc entraîné le maintien du fonctionnement du groupeélectrogène de secours, au-delà de la période d'essai.
A la suite de la détection de l'indisponibilité du disjoncteur, destechniciens ont procédé à son remplacement. Toutefois, au vu des règlesd'exploitation, le tableau électrique, bien qu'alimenté par le groupeélectrogène, aurait dû être considéré comme indisponible jusqu'au remplacementdu disjoncteur.
Cet événement n'a eu aucune conséquence sur la sûreté desinstallations et sur l'environnement, car d'autres matériels assurant les mêmesfonctions sont toujours restés disponibles.
Compte-tenu du non respect des règles d'exploitation, le 19septembre 2011, la centrale a déclaré cet événement à l'Autorité de sûreténucléaire, au niveau 1 de l'échelle INES (échelle internationale de classementdes événements nucléaires, qui compte sept niveaux).
Vendredi 19 Août 2011 à 20h20, alors que l’unité de production N°2 était en fonctionnement normal, un départ de feu a été détecté et rapidement éteint en salle des machines (partie non nucléaire de l’installation).
Suivant la procédure, les équipes d'intervention de la centrale sont intervenues et ont rapidement éteint ce départ de feu à l'aide d'extincteurs. Prévenus également dans le cadre des procédures habituelles, les pompiers ont été mobilisés. Arrivés sur site, ils ont procédé aux vérifications de circonstance et ont confirmé l’extinction totale. L'origine de cet événement est l'échauffement avec dégagement de fumée d'un transformateur d’alimentation de matériels provisoires.
Ce départ de feu rapidement maîtrisé n’a pas fait de blessé et n’a eu aucune conséquence sur la sûreté, ni sur l’environnement, ni sur la production qui est restée à 100 %. Dans le cadre habituel de son retour d'expérience la centrale mènera une analyse précise des causes de ce dysfonctionnement.
Lors d'une intervention de maintenance sur une armoire électrique le 4 juin, une manœuvre inappropriée a entraîné une coupure électrique qui a déclenché des protections de sécurité qui met le réacteur en arrêt automatique.
Le 6 juin, à l'issue de la réparation de l'armoire, une microcoupure électrique est survenue lors de la remise sous tension de cet équipement, entraînant de nouveau l'enclenchement des protections de sécurité qui met le réacteur en arrêt automatique.
Ces événements n'ont eu aucune conséquence sur la sûreté des installations. Cependant, la prise en compte de l'aspect répétitif de l'écart dans l'application des procédures a conduit la direction de la centrale à déclarer, le 6 juin, à l'Autorité de sûreté nucléaire, un évènement au niveau 1 de l'échelle INES qui en compte 7.
Depuis le 5 mars 2011, l'unité de production n° 1 est en arrêt programmé pour procéder au rechargement du combustible et effectuer des opérations de maintenance. Dans ce cadre, de nombreux chantiers se déroulent à l'intérieur du bâtiment réacteur. Le jeudi 24 mars 2011, les contrôles radiologiques menés régulièrement sur les sols du bâtiment réacteur ont fait apparaître une contamination localisée sur certaines voies de circulation.
De manière conservative et afin de procéder aux opérations de nettoyage, des chantiers du bâtiment réacteurs ont été suspendus et les intervenants de ces chantiers ont quitté le bâtiment.
Les examens menés par le service médical de la centrale ont mis en évidence de très légères traces de contamination sur 14 intervenants, inférieures au 1/10000e de la limite annuelle réglementaire fixée à 20 mSv pour les intervenants en zone nucléaire. Aucun suivi médical particulier n'est nécessaire. Les personnes sont rentrées normalement à leur domicile.
Après nettoyage, les chantiers interrompus reprendront normalement leur cours.
Chaque centrale nucléaire déclare les évènements liés à son exploitation.
L'échelle INES *, adoptée depuis 1991, permet d'en évaluer l'importance.

* Cette échelle, établie par l'institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire met en place un langage commun pour évaluer la gravité d'un incident ou d'un accident survenu dans une centrale nucléraire; l'échelle se compose de 7 niveaux, le septième étant le plus grave.
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