Ecart lors de la réalisation d'uncontrôle d'une soudure sur l'unité de production n°1
Depuis le 2 mars 2012, l'unité de production n°1 est en arrêt programmé pour sa troisième visite décennale. Lors de cet arrêt, de nombreux contrôles sont réalisés au titre des programmes de maintenance ou de la réglementation pour vérifier le bon état métallurgique des soudures et des matériels.
Ces opérations de contrôle se font sous la forme de tirs gammagraphiques, utilisant une source radioactive permettant de prendre une radiographie, qui est ensuite développée et étudiée pour détecter d'éventuels défauts.
Le 19 mars 2012, une entreprise prestataire de la centrale, spécialisée dans ces contrôles, a réalisé une radiographie sur une vanne, située à proximité d'un générateur de vapeur, dans le bâtiment réacteur n°1.
Au cours de l'opération, suite à une défaillance du matériel de radiographie, la source radioactive n'a pas pu être réinsérée dans son alvéole de protection. Le balisage mis en place dans le cadre du tir radiographique garantit l'absence de conséquence radiologique en dehors de la zone balisée, ce qui a été confirmé par les contrôles réalisés en limite du périmètre. Ils ont montré que cet événement n'a eu aucune conséquence sur la santé des intervenants et la sûreté des installations.
Une équipe pluridisciplinaire composée d'EDF et des entreprises partenaires spécialisées ont étudié les moyens de remettre la source dans son alvéole de protection. Le dossier technique a été transmis à l'Autorité de Sûreté Nucléaire, afin de recueillir son autorisation nécessaire au titre de la réglementation pour réaliser l'intervention.
Comme cet événement constitue un écart par rapport aux règles de radioprotection, l'entreprise prestataire, propriétaire du matériel et responsable du contrôle, a déclaré un événement sécurité radioprotection à l'ASN au niveau 1 de l'échelle INES, qui en comporte 7. Les pouvoirs publics et la CLIN ont été informés.
Le 9 octobre, les opérations de fermeture de la cuve du réacteur étaient en cours. Lors de ces opérations, les règles d'exploitation prévoient, dès la fermeture de la cuve, la disponibilité de certains matériels. Cela n'a pas été le cas pour l'ébulliomètre*, indisponible.
L'équipe en charge de l'exploitation a détecté tardivement cet évènement, lors d'un contrôle, et a immédiatement corrigé l'écart.
Cet événement, qui n'a eu aucune conséquence pour la sûreté des installations et pour l'environnement, constitue un écart aux règles générales d'exploitation.
C'est pourquoi la centrale du Blayais a décidé de déclarer cet événement le 12 octobre 2011 à l'Autorité de Sûreté Nucléaire, au niveau 1 de l'échelle INES (échelle internationale de classement des événements nucléaires qui comptent 7 niveaux).
* L ébulliomètre est un matériel permettant, en cas de situation accidentelle, de connaître la température et la saturation en eau du cœur.
Après chaque arrêt pour maintenance et rechargement en combustible d'une unité de production, de nombreuses manoeuvres d’exploitation sont effectuées au cours des opérations de redémarrage. En mai 2010, alors que l'unité de production n°1 de la centrale du Blayais était en phase de redémarrage, ces maoeuvres avaient permis de détecter l'indisponibilité d'une vanne du bâtiment réacteur, due à la présence oubliée d’un dispositif de blocage empêchant sa fermeture. La vanne avait alors été immédiatement remise dans sa bonne configuration et cette indisponibilité n'avait eu aucune conséquence sur la sûreté des installations ou l'environnement. Toutefois, s'agissant d'un écart aux règles générales d'exploitation d'un centrale, il avait été déclaré le 3 mai 2010 à l'Autorité de sûreté nucléaire au niveau 0 de l'échelle INES (qui en compte 7).
Le site du Blayais réalise tous les ans un contrôle des analyses faites sur ce type d’écart, afin de s'assurer que les déclarations d’événements sont bien conformes aux modalités de classement. A l'occasion de ce contrôle effectué en janvier, il est apparu que l’écart constaté était redevable d’un autre classement. Suite à cette dernière analyse, et bien que cela ne modifie pas les actions correctives engagées, la centrale du Blayais a donc décidé de reclasser cet événement au niveau 1 de l'échelle INES, pour être conforme au référentiel de déclaration.
Chaque centrale nucléaire déclare les évènements liés à son exploitation.
L'échelle INES *, adoptée depuis 1991, permet d'en évaluer l'importance.
* Cette échelle, établie par l'institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire met en place un langage commun pour évaluer la gravité d'un incident ou d'un accident survenu dans une centrale nucléraire; l'échelle se compose de 7 niveaux, le septième étant le plus grave.
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