Lors d'un contrôle réalisé sur un réservoir de secours d'alimentation en eau des générateurs de vapeur de l'unité de production n° 1, dans la partie non-nucléaire des installations, l'exploitant a observé l'absence de 2 écrous sur les supports métalliques qui soutiennent le dispositif de mesure du niveau d'eau de ce réservoir.
C'est un écart de conformité par rapport au plan de conception de la centrale. Les écrous ont donc été immédiatement remis en place.
Il n'a eu aucune conséquence pour la sûreté et le fonctionnement des installations. En cas de séisme, cette absence d'écrous aurait pu éventuellement entraîner une dégradation du dispositif de mesure de niveau d'eau de ce réservoir et, potentiellement, une baisse du niveau de celui-ci.
Cet écart a été déclaré à l'Autorité de sûreté nucléaire le 15 mai 2012 au niveau 1 de l'échelle INES qui compte 7 niveaux.
Mardi 10 avril 2012 à 8h, un dégagement de fumée a été observé lors de la mise en service d'une pompe en salle des machines, dans la partie non nucléaire de l'unité n°4.
L'unité était en fonctionnement à une puissance d'environ 400 MW.
L'alimentation électrique a été immédiatement coupée et les pompiers ont arrosé le corps de la pompe qui a été refroidi rapidement.
A 11h l'incident étant terminé, les secours externes ont pu quitter le site.
Cet incident n'a pas eu de conséquence sur le réacteur n°4 qui a continué à fonctionner normalement.
Dans une centrale nucléaire, des essais périodiques et réguliers sont réalisés sur les matériels afin de s'assurer, en permanence, de leur bon fonctionnement.
Le 14 février 2012, des essais ont été lancés sur les quatre capteurs de surveillance du niveau d'eau d'un des trois générateurs de vapeur* de l'unité de production n°2, actuellement en fonctionnement.
Les équipes s'étaient aperçues, avant les essais, que l'un des capteurs connaissait des dysfonctionnements et ne donnait pas des mesures totalement satisfaisantes. En accord avec l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), pour compenser ce dysfonctionnement et réaliser les essais périodiques, des mesures temporaires avaient été mises en place. L'une d'elle était d'assurer une surveillance visuelle supplémentaire sur un écran depuis la salle de commande.
La phase d'essais a donc été lancée le 14 février. Au cours de l'un des essais, cette surveillance visuelle complémentaire n'a pas été mise en oeuvre comme le demandait la procédure. Pour autant les autres moyens de surveillances sont restés disponibles et opérationnels. Les essais ont bien été réalisés et une intervention sur le capteur sera réalisée lors du prochain arrêt de l'unité.
Cet écart de procédure, qui n'a pas eu de conséquence pour la sûreté et le fonctionnement de l'unité, a été déclaré à l'Autorité de sûreté nucléaire par le CNPE au niveau 1 de l'échelle INES qui en compte 7.
*Le générateur de vapeur est un échangeur de chaleur placé entre le circuit primaire et le circuit secondaire.
Lors de cet arrêt pour maintenance, le 6 novembre 2011, un essai périodique a été réalisé sur le circuit de secours permettant d'alimenter en eau les générateurs de vapeur. Le principe de ce test est de démarrer les trois pompes pour vérifier leur bon fonctionnement. Lors de cet essai, l'une des pompes de secours n'a pas démarré suite à la défaillance d'une vanne. Dans ce cas, pour ces matériels, classés importants pour la sûreté, les règles d'exploitation imposent de baisser la température de l'eau du circuit primaire, afin d'effectuer la réparation. Le délai fixé pour réaliser cette baisse de température est de 8 heures maximum, or il a été dépassé de 25 minutes.
Cet écart, sans conséquence sur la sûreté des installations puisque le refroidissement des générateurs de vapeur a toujours été assuré par les sources habituelles, constitue un écart aux règles d'exploitation. C'est pourquoi, le 8 novembre 2011, la centrale EDF de Tricastin a déclaré cet événement à l'Autorité de sûreté nucléaire et l'a classé au niveau 1 sur l'échelle INES qui compte 7 échelons.
Le 14 octobre 2011 l'unité de production n°4 de la centrale du Tricastin était en cours de redémarrage à l'issue de son arrêt programmé pour renouvellement d'une partie du combustible et opérations de maintenance.
Durant cette phase de redémarrage, des circuits d'eau distincts assurent en permanence l'évacuation de la puissance résiduelle dégagée par le combustible et le refroidissement de certains équipements, comme des pompes.
Le 14 octobre, à l'occasion d'essais menés habituellement dans le cadre du redémarrage d'un réacteur, l'exploitant a constaté que, depuis le 9 octobre, un automatisme sur l'une des pompes d'alimentation en eau du générateur de vapeur n'avait pas été remis en marche. Les règles d'exploitation stipulent que cet automatisme doit être opérationnel sous trois jours maximum.
Dès la détection de cet écart, l'exploitant a rétabli le fonctionnement de l'automatisme concerné.
Cet écart n'a eu aucune conséquence sur la sûreté des installations, car le refroidissement de l'installation a toujours été assuré et la pompe pouvait être actionnée depuis la salle de commande.
Les opérations de redémarrage ont continué normalement et l'unité de production n°4 est couplée au réseau depuis le 17 octobre.
Cependant, comme le délai de remise en marche constitue un écart aux règles d'exploitation, la centrale l'a déclaré à l'Autorité de Sûreté Nucléaire au niveau 1 sur l'échelle INES qui en compte 7, le 18 octobre 2011.
Chaque centrale nucléaire déclare les évènements liés à son exploitation.
L'échelle INES *, adoptée depuis 1991, permet d'en évaluer l'importance.

* Cette échelle, établie par l'institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire met en place un langage commun pour évaluer la gravité d'un incident ou d'un accident survenu dans une centrale nucléraire; l'échelle se compose de 7 niveaux, le septième étant le plus grave.
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