Les indicateurs environnementaux
Les résultats de la surveillance de l'environnement obtenus autour de la centrale.
Des contrôles systématiques sont effectués dans l'environnement proche de la centrale pour s'assurer que les valeurs mesurées restent très largement inférieures aux normes journalières et annuelles.
Les résultats de la surveillance des paramètres physico-chimiques (températures et pH) font l'objet d'une limite réglementaire dans les arrêtés de prise et de rejets d'eau de chaque centrale : les
dernières valeurs températures et pH (
45Kb) Les résultats des mesures effectuées pendant le mois écoulé sont comparés avec la moyenne des valeurs observées l'année précédente. Cependant, les fluctuations naturelles peuvent être importantes d'un mois sur l'autre. Les résultats fournis font l'objet d'un contrôle ultérieur de l'IRSN (Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire).
radioactivité ambiante | | rayonnement du mois (en nanoGray/heure) |
| valeur la plus élevée du mois de mars 2012 | 0,11 |
moyenne du mois écoulé | 0,08 |
moyenne de l'année en cours | 0,08 |
moyenne de l'année 2011 | 0,07 |
La radioactivité est un phénomène naturel. La moyenne en France est de 90 nanoGray/heure, la moyenne en Bretagne étant de 150 nanoGray/heure. La radioactivité ambiante est enregistrée en continu aux quatre points cardinaux, à un kilomètre environ de la centrale. Ces mesures sont effectuées par la centrale et retransmises en permanence à l'IRSN (Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire).
CHAINE ALIMENTAIREradioactivité des eaux souterraines | activité beta totale | activité tritium |
moyenne du mois de mars 2012 | < 0,17 Bq/l | < 17,3 Bq/l |
moyenne de l'année en cours | < 0,15 Bq/l | < 15,5 Bq/l |
moyenne de l'année précédente (2011) | < 0,15 Bq/l | <13,4 Bq/l |
On mesure d'une part l'activité tritium et d'autre part l'ensemble des rayonnements Bêta. Les activités sont exprimées par unité de volume (Becquerel/litre). Il arrive fréquemment que l'activité réelle soit plus petite que celle qu'il est possible de mesurer avec les appareils utilisés. On le signale par le signe < (qui signifie inférieur à) dans la colonne correspondante et on indique la plus petite valeur mesurable.
radioactivité des végétaux
| | échantillon n°1 |
| valeur la plus élevée du mois de mars 2012 | 1300 Bq/kg (herbe sèche) |
moyenne du mois écoulé | 400 Bq/kg |
moyenne de l'année en cours | 850 Bq/kg |
moyenne de l'année précédente (2011) | 466 Bq/kg |
On mesure pour chaque échantillon l'activité par unité de masse (Bq/kg sec) des végétaux, séchés au préalable à 60°C. La radioactivité naturelle (potassium 40) de ces végétaux est déduite de la valeur indiquée. Les mesures de radioactivité sur les végétaux varient en fonction des saisons et des conditions météorologiques.
radioactivité du lait | | échantillon n°1 |
| valeur la plus élevée du mois de mars 12 | <0,16 Bq/l |
moyenne du mois écoulé | <0,16 Bq/l |
| moyenne de l'année en cours | <0,16 Bq/l |
moyenne de l'année précédente (2011) | <0,32 Bq/l |
Il s'agit, pour chaque échantillon prélevé, de l'activité comptabilisée par unité de volume (Becquerel/litre). L'activité naturelle du potassium 40 est déduite de la valeur indiquée.
Il arrive fréquemment que l'activité réelle soit plus petite que celle qu'il est possible de mesurer avec les appareils utilisés. On le signale par le signe < (qui signifie inférieur à) dans la colonne correspondante et on indique la plus petite valeur mesurable.
Pour en savoir plus :Chaque année, l'Institut de Radioprotection de Sûreté Nucléaire (IRSN) réalise une campagne de mesures radioécologiques sur les milieux terrestre et aquatique autour des centrales, afin de détecter tout éventuelle évolution de la radioactivité. Plus de 500 prélèvements sont réalisés sur le sol, les légumes, les fruits, les poissons, les algues, les sédiments…Enfin, tous les dix ans, un bilan radio-écologique complet permet de mesurer une éventuelle évolution par rapport à l'étude d'impact qui a constitué le " point zéro " d'origine.
Comme toute installation industrielle, une centrale nucléaire effectue des rejets dans l'environnement. Ces rejets, strictement réglementés, sont l'objet d'une surveillance constante. Ils se présentent sous forme d'effluents liquides et gazeux dont le détail est présenté ci-après. L'objectif permanent du personnel des centrales est de réduire ces rejets à des valeurs très en deçà des limites fixées.
radioéléments rejetés dans l'air
radioéléments rejetés dans l'air (au 31/03/12): | | gaz rares | halogènes et aérosols |
| Valeur du mois (mars) | 1,214 TBq | 0,00366 GBq |
| valeur cumulée depuis janvier 2012 | 3,12 TBq | 0,01126 GBq |
| autorisation annuelle | 72 TBq | 3,2 GBq |
Gaz rares : Les principaux sont le xénon et le krypton. Ils existent en faible proportion dans l'air. Ils se mesurent en Térabecquerels (mille milliards de Becquerels).
Halogènes : Il s'agit principalement d'iode.
Aérosols : Fines poussières sur lesquelles se fixent des radioéléments. Ils se mesurent en Gigabecquerels (un milliard de Becquerels).
Constitués de gaz rares (xénon, krypton…), d'halogènes (iode), et d'aérosols (essentiellement césium), les effluents gazeux proviennent du circuit primaire et de la ventilation des bâtiments nucléaires, des éventages de différents réservoirs et de la mise en dépression de l'enceinte en béton.
La ventilation des bâtiments nucléaires est filtrée en continu. Les poussières radioactives issues des différents réservoirs ainsi que l'iode sont piégés par une succession de filtres.
Les effluents gazeux produits sont stockés, un mois minimum, dans des réservoirs. Leur radioactivité décroît naturellement avec le temps. Lorsque le niveau de radioactivité requis est atteint, ils sont rejetés par une cheminée prévue à cet effet.
radioéléments rejetés dans l'eau radioéléments rejetés dans l'eau (au 31/03/12): | | tritium | autres produits |
| Valeur du mois (mars) | 5,928 TBq | 0,03610 GBq |
| valeur cumulée depuis janvier 2012 | 16,6 TBq | 0,08545 GBq |
| limite annuelle réglementaire | 90 TBq | 60,6 GBq |
tritium : Le tritium, ou hydrogène radioactif, est un radioélément produit au sein de l'eau du circuit primaire. Il existe à l'état naturel dans la plupart des eaux minérales issues de zones volcaniques. Contrairement aux autres radioéléments, il émet uniquement des rayonnements de type Bêta, de faible énergie. Il est faiblement radiotoxique. Les quantités produites sont directement fonction du temps de fonctionnement et de la puissance des réacteurs. Elles sont mesurées indépendamment du reste des radioéléments.
activité totale hors tritium : Il s'agit de la somme des activités mesurées pour les radioéléments autres que le tritium. Ces liquides contiennent des gaz de fission dissous (xénon, krypton, iode), des produits de fission solides (césium, lanthane, strontium) et des produits d'activation (cobalt, manganèse, antimoine). Ils proviennent des mouvements d'eau (purges, échantillonnages) effectués à l'intérieur du circuit primaire. Ils sont en majeure partie réutilisables et retournent alimenter les circuits de la centrale après filtration, dégazage, évaporation et distillation. Une partie de ces liquides, la plus faible, n'est pas recyclable. Elle provient du recyclage ou du nettoyage de matériels effectué pour des opérations de maintenance. Ces effluents sont stockés puis traités et enfin rejetés après contrôle selon les normes fixées par la réglementation interministérielle.
PROPRETE DES TRANSPORTStransport de combustible usé | | nombre de convois | nombre d'écarts |
| Dans le mois (mars) | 2 | 0 |
| depuis le 01/01/12 | 4 | 0 |
transport de déchets radioactifs | | nombre de convois | nombre d'écarts |
| Dans le mois (mars) | 0 | 0 |
| depuis le 01/01/12 | 7 | 0 |
transport de déchets non radioactifs | | nombre de convois | nombre de déclenchements des balises en sortie de site | nombre de déclenchements des balises à l'entrée des sites éliminateurs |
| Dans le mois (mars) | 51 | 0 | 0 |
| depuis le 01/01/12 | 157 | 0 | 0 |
Légende :Un convoi est constitué du moyen de transport (wagon ou camion) et des emballages spéciaux adaptés à la nature des produits transportés (combustible neuf, ou usé, outillages ou déchets).
Pour le combustible usé et les déchets radioactifs, le nombre d'écarts correspond au nombre de points supérieurs à 4 Becquerels par cm2 détectés sur les convois à leur arrivée à destination. ou nombre de convois présentant au moins un point de contamination supérieur à la réglementation.
Pour les emballages vides utilisés pour le combustible neuf, ce seuil est fixé à 0,4 Becquerel par cm2.
Pour les outillages contaminés, le seuil est fonction du type de conteneur utilisé.
Pour les écarts concernant les déchets non radioactifs, ce nombre correspond au nombre de déclenchements des balises de mesure situées à la sortie des sites nucléaires et à l'entrée des sites éliminateurs de déchets.
Le Becquerel mesure l'activité d'une source radioactive, c'est à dire le nombre d'atomes qui se transforment et émettent un rayonnement par unité de temps. Un Becquerel correspond à l'émission d'un rayonnement par seconde. Par exemple, dans un litre de lait ayant une radioactivité naturelle de 50 Bq par litre, il se produit 50 transformations d'atomes par seconde.
Le Becquerel est une très petite unité dont on utilise plus souvent les multiples : le KiloBecquerel ou millier de Becquerels (1 000 BQ), le Mégabecquerel ou million de Becquerels (1 000 000 Bq), le Gigabecquerel ou milliard de Becquerels (1 000 000 000 Bq) ou le Terabecquerel ou 1000 milliards de Becquerels (1 000 000 000 000 Bq).
PROPRETE DES VOIRIES DU SITE nombre de points de contamination détectés sur les voiries du site | | > 800 Bq |
| Dans le mois (mars) | 0 |
| depuis le 1er janvier 2012 | 0 |
Est considéré comme un point de contamination tout point présentant une radioactivité supérieure à 800 Becquerels. Tout point détecté à plus de 1 Million de Becquerels constitue un incident significatif.