Chaque année, dans le cadre du programme de surveillance et de maintenance des matériels, les filtres des systèmes de ventilation des centrales nucléaires sont contrôlés, et changés le cas échéant.
Le 20 mars 2013, un des deux filtres de la ventilation des bâtiments périphériques* de l'unité de production n°3 est remplacé. Au cours de cette opération de maintenance, le second filtre, qui fonctionne correctement, est utilisé.
Le 14 mai 2013, l'étude détaillée du compte-rendu de l'intervention met en évidence une erreur de calcul lors du contrôle d'éfficacité effectué après le remplacement du filtre. Le filtre n'ayant pas l'efficacité attendue, il est donc de nouveau remplacé. Les nouveaux contrôles réalisés sur celui-ci montrent qu'il fonctionne à présent correctement.
Cet événement n'a eu aucune conséquence sur la sûreté des installations, ni sur l'environnement. L'analyse de l'événement a cependant mis en évidence des délais de contrôle et d'utilisation du filtre supérieurs à ceux fixés par les règles générales d'exploitation. Il a donc été déclaré par la centrale nucléaire du Bugey le 17 mai 2013 à l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), au niveau 1 de l'échelle INES, qui en compte 7.
* Les bâtiments périphériques jouxtent le bâtiment réacteur. Un système dédié assure leur ventilation 24h/24 afin d'empêcher toute propagation d'air éventuellement contaminé vers l'extérieur. L'air est aspiré, filtré, contrôlé et évacué par une cheminée à une altitude permettant une dilution suffisante des effluents, dans le respect des normes imposées.
Le 22 avril 2013, l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a réalisé une inspection sur la présence de tritium dans les eaux souterraines. Celle-ci a fait l'objet de 2 constats. Le premier porte sur le fait qu'une canalisation était inétanche et le second sur le fait qu'aucun examen par contrôle direct de la tuyauterie n'était possible. Suite à cette inspection, l'ASN a demandé à la centrale du Bugey de confirmer les mesures prises afin de s'assurer qu'il n'y ait plus d'écoulement de tritium par la tuyauterie portant une inétanchéité et que celle-ci soit réparée dans les meilleurs délais et au plus tard le 31 décembre 2013. L'ASN demande également qu'un programme d'examens périodiques et d'entretien des canalisations enterrées soit proposé dans un délai de 3 mois et mis en œuvre dans un délai de 9 mois.
Le chantier sur la portion de tuyauterie présentant un défaut a débuté. Mètre par mètre, le caniveau est ouvert et l'isolant de la tuyauterie est retiré, pour localiser avec précision le défaut et procéder à la réparation sur ce circuit, qui n'est plus utilisé depuis octobre dernier.
Les concentrations en tritium mesurées sur les puits de contrôle n°N8, N10 et N37 sont toujours en décroissance. Compte tenu du faible écoulement de la nappe, des traces de tritium peuvent être mesurées pendant plusieurs mois.
Les concentrations sur le puits N8 sont maintenant proches de la normale, entre 40 et 50 becquerels par litre (Bq/l). Celles mesurées sur le puits de contrôle n°037 enregistrent des fluctuations entre 150 et 360 Bq/l. Ces mesures sont en effet influencées par le niveau du Rhône (dilution de l'eau), le puits 037 se situant à proximité du fleuve.
Les concentrations en tritium mesurées dans les eaux du sous-sol de la centrale restent très inférieures au seuil de potabilité de l'eau (10.000 Bq/l), fixé par l'OMS.
Pour rappel, le 15 octobre 2012, la centrale du Bugey a déclaré à l'Autorité de Sûreté Nucléaire la présence de tritium en quantité supérieure à 100 becquerels par litre (Bq/l) dans les eaux souterraines, dans une zone très localisée sur le site.
Pour en savoir plus, lisez la brève du 28 mars 2013.
*Le tritium est un élément radioactif produit lors de l'exploitation des centrales nucléaires. Il est stocké, contrôlé et comptabilisé sur site, dans de grands réservoirs prévus à cet effet, avant d'être rejeté conformément aux autorisations de rejets.
Chaque unité de production de la centrale du Bugey est équipée de 2 groupes électrogènes (diesels), permettant de disposer, en cas de besoin, de sources d'alimentation électrique de secours*. Dans chacun des locaux abritant les 8 diesels du site, deux échelles à crinoline sont installées afin de pouvoir réaliser des opérations de maintenance sur les matériels en hauteur.
Dans le cadre d'une étude menée sur la tenue au séisme de matériels à proximité des groupes électrogènes, des défauts de fixation ont été constatés sur 7 échelles à crinoline.
Ce défaut de fixation concerne les crinolines à proximité des deux groupes électrogènes de secours des unités de production n°2 et 3. Cela constitue un écart par rapport aux règles de sûreté nucléaire. Les systèmes de fixation vont donc être renforcés dans les prochaines semaines.
Cet événement n'a eu aucune conséquence sur la sûreté des installations, ni sur l'environnement. Toutefois, il a été déclaré par la direction du site à l'Autorité de sûreté nucléaire, le 26 avril 2013, au niveau 1 de l'échelle INES, qui en compte sept.
*Chaque unité de production nucléaire dispose, en permanence, de cinq sources d'alimentation électrique différentes (dont les deux groupes électrogènes) lui permettant de faire fonctionner l'ensemble de ses matériels, dont ses systèmes de sûreté. L'une de ces alimentations prend le relais de l'autre en cas de défaillance.
Le 15 octobre 2012, la centrale nucléaire du Bugey a déclaré à l'Autorité de Sûreté Nucléaire la présence de tritium* en quantité supérieure à 100 becquerels par litre (Bq/l) dans les eaux souterraines, dans un endroit très localisé du site, entre les unités de production n°2 et 3 et le Rhône. A cet endroit, l'eau s'écoule vers le Rhône où elle est instantanément diluée ; elle ne fait l'objet d'aucun usage direct, ni pour l'eau potable ni pour les besoins agricoles.
Les recherches lancées pour déterminer l'origine de cette présence de tritium dans la nappe phréatique ont permis d'identifier, le 12 décembre 2012, un défaut d'étanchéité sur un circuit présent dans un caniveau enterré. Ce circuit permettant le transfert d'effluents** depuis les bâtiments des auxiliaires nucléaires*** vers les réservoirs d'effluents. Le défaut d'étanchéité de ce circuit, conjugué avec la montée du niveau d'eau de pluie dans le caniveau, au-dessus de son revêtement étanche, explique la concentration en tritium mesurée dans la nappe phréatique.
Ce circuit d'effluents n'est plus utilisé depuis le 19 octobre 2012.
Compte tenu du faible écoulement de la nappe, des traces de tritium peuvent être mesurées pendant plusieurs mois.
L'inspection robotisée de la tuyauterie présentant un défaut d'étanchéité est achevée. Elle a permis une localisation précise du défaut. Les travaux de réparation sont en cours de préparation.
Les contrôles complémentaires d'étanchéité sont également achevés, aucune autre canalisation ne présente de défaut d'étanchéité.
Afin de renforcer la surveillance de la nappe phréatique, les équipes de la centrale ont foré, en février 2013, 5 nouveaux puits de contrôle sur le site, entre les unités de production n°2 et 3 et le Rhône. Ils s'ajoutent aux 60 puits déjà répartis sur l'ensemble du site, dont 9 dans cette zone. Un de ces nouveaux puits présente également des traces de tritium, cohérentes avec celles relevées sur un puits voisin.
De façon générale, les niveaux de tritium mesurés dans chacun des trois autres puits de contrôle concernés continuent de diminuer lentement.
*Le tritium est un élément radioactif produit lors de l'exploitation des centrales nucléaires. Il est stocké, contrôlé et comptabilisé sur site, dans de grands réservoirs prévus à cet effet, avant d'être rejeté conformément aux autorisations de rejets.
**Les effluents sont les gaz et liquides radioactifs issus de la production nucléaire d'électricité. Ils sont traités par les sites qui les émettent puis stockés, contrôlés et comptabilisés avant d'être rejetés conformément aux autorisations de rejets.
***bâtiment des auxiliaires nucléaires sont les bâtiments contigus aux bâtiments réacteur. Ils abritent notamment les systèmes de traitement et de conditionnement des effluents radioactifs.
Chaque centrale nucléaire déclare les évènements liés à son exploitation.
L'échelle INES *, adoptée depuis 1991, permet d'en évaluer l'importance.

* Cette échelle, établie par l'institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire met en place un langage commun pour évaluer la gravité d'un incident ou d'un accident survenu dans une centrale nucléraire; l'échelle se compose de 7 niveaux, le septième étant le plus grave.
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