Depuis le 4 août, l'unité de production n°2 de la centrale nucléaire de Paluel est en arrêt programmé pour recharger une partie de son combustible et procéder à des opérations de maintenance.
Le 14 novembre 2012, des tests de bon fonctionnement sont réalisés sur les 4 vannes situées sur un circuit vapeur, dans la partie non nucléaire de l'installation. Ces vannes servent à isoler le générateur de vapeur* en cas de défaillance de la tuyauterie.
Le résultat de ces tests a mis en évidence un temps de fermeture trop long de ces 4 vannes.
Le 15 novembre 2012, une intervention de maintenance a permis de rétablir le temps correct de fermeture de ces vannes et les tests réalisés après ont prouvé leur bon fonctionnement.
Cet événement n'a eu aucune conséquence sur la sûreté des installations, ni sur l'environnement.
Cependant, des analyses approfondies de l'événement ont montré qu'une intervention de maintenance préventive aurait dû être menée sur ces vannes, avant celle du 15 novembre, conformément aux règles générales d'exploitation de la centrale. C'est pourquoi la direction de la centrale nucléaire de Paluel à déclarer cet événement à l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), le 28 février 2013, au niveau 1 de l'échelle INES, qui en compte sept.
*Générateur de vapeur : échangeur de chaleur, placé entre le circuit primaire et le circuit secondaire, qui produit la vapeur et qui fait ensuite tourner la turbine et l'alternateur qui produit l'électricité.
Dans une centrale nucléaire, chaque unité de production dispose d'au moins cinq sources d'alimentation électrique produites, soit en interne, soit en externe. Une seule est suffisante pour garantir le bon fonctionnement des matériels de sûreté. Ces sources d'alimentation électriques peuvent donc se substituer les unes aux autres, en cas d'avarie.
Parmi elles, deux alimentations de secours, appelées « diesels » et véritables groupes électrogènes indépendants, permettent d'assurer l'alimentation en électricité de l'unité de production lorsque les deux alimentations électriques externes sont indisponibles.
Ces alimentations de secours sont conçues notamment pour résister à un séisme. Ainsi, en cas de perte des deux alimentations électriques externes, l'unité de production reste alimentée en électricité.
Dans le cadre d'une visite classique de conformité des installations sur l'unité de production n°2 de Paluel, un défaut dans l'ancrage et la résistance au séisme des supports des motopompes permettant la circulation du fluide de refroidissement des diesels a été mis en évidence. Des tiges de fixation de ces supports, dans le sol en béton, sont manquantes.
Ainsi, en cas de séisme avec perte des alimentations électriques externes, les groupes électrogènes de secours démarreraient automatiquement. Cependant, le défaut de conformité des points d'ancrage des supports des motopompes dans le sol pourrait à terme conduire à l'indisponibilité des diesels.
Des investigations ont été menées sur les trois autres unités de production de Paluel. Le même défaut a été mis en évidence sur les supports des motopompes des alimentations électriques de secours.
Cet écart de conformité n'a aucune conséquence sur la sûreté et le fonctionnement des installations. Cependant, pour garantir la tenue au séisme des motopompes des diesels, des travaux de renforcement de la résistance de ces ancrages vont être réalisés avant la mi-décembre 2012.
Cet événement a été déclaré, le 7 décembre 2012, à l'Autorité de sûreté nucléaire au niveau 1 de l'échelle INES, qui en compte 7.
Lundi 26 novembre, vers 11 h 30, le réacteur de l’unité de production n° 4 de la centrale de Paluel s'est arrêté automatiquement, suite à une opération de maintenance conventionnelle sur un réseau d’air de régulation.
Ce réseau permet de manœuvrer certaines vannes du circuit secondaire (partie non-nucléaire de l’installation).
Cet événement n’a eu aucune conséquence sur la sûreté de l’installation, ni sur l'environnement.
Une première intervention a eu lieu rapidement pour retrouver le bon fonctionnement du réseau d'air ; et la réparation définitive est actuellement en cours.
Le redémarrage du réacteur est prévu durant la nuit du 26 au 27 novembre.
Par ailleurs, l’unité de production n°2 est actuellement à l’arrêt, dans le cadre d’opérations de maintenance et de contrôles effectuées sur les pompes qui alimentent en eau les générateurs de vapeur* (partie non nucléaire de l’installation).
*Chaque centrale nucléaire d'une puissance de 1300 MW comporte 4 générateurs de vapeur. A l'intérieur du générateur de vapeur, l'eau du circuit primaire, échauffée par le combustible situé dans la cuve du réacteur, circule dans des tubes en « U » renversés. L'eau du circuit secondaire s'échauffe au contact des tubes en « U » et se transforme en vapeur, qui entraîne la turbine.
Vendredi 16 novembre à 15 h, le réacteur n°3 de la centrale nucléaire de Paluel s'est arrêté automatiquement en raison de la fermeture intempestive d'une vanne sur le circuit d'appoint en eau de l'un des 4 générateurs de vapeur*.
Les analyses menées par les équipes de la centrale ont mis en évidence la panne d'un commutateur électrique commandant cette vanne. Il a immédiatement été remplacé.
Lors de l'arrêt du réacteur, l'une des quatre vannes situées sur le circuit d'évacuation de la vapeur, lorsque le réacteur et la turbine sont mis à l'arrêt, n'a pas fonctionné correctement.
Le dispositif d'ouverture de la vanne, à l'origine de ce dysfonctionnement, a également été remplacé.
Le 18 novembre, l'unité de production n°3 était de nouveau à disposition du réseau électrique.
Cet événement n'a eu aucune conséquence sur la sûreté des installations, ni sur l'environnement. Toutefois, le cumul de ces dysfonctionnements de matériels a amené la centrale nucléaire de Paluel à déclarer cet événement à l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), le 22 novembre 2012, au niveau 1 de l'échelle INES, qui en compte 7.
*Chaque centrale nucléaire d'une puissance de 1300 MW comporte 4 générateurs de vapeur. A l'intérieur du générateur de vapeur, l'eau du circuit primaire, échauffée par le combustible situé dans la cuve du réacteur, circule dans des tubes en « U » renversés. L'eau du circuit secondaire s'échauffe au contact des tubes en « U » et se transforme en vapeur, qui entraîne la turbine.
Depuis le 4 août 2012, l'unité de production n°2 de la centrale nucléaire de Paluel est en arrêt programmé pour maintenance et renouvellement d'une partie de son combustible.
Dans le cadre de cet arrêt, des opérations de maintenance ont été réalisées le 19 septembre sur deux vannes faisant fonctionner une pompe du circuit d'alimentation en eau des générateurs de vapeur*. Le bon fonctionnement de la pompe et des deux vannes a ensuite été vérifié par plusieurs essais. Elle a été déclarée opérationnelle le 31 octobre.
Le 12 novembre, de nouveaux essais pratiqués ont cependant révélé un dysfonctionnement sur l'une des deux vannes. Le 13 novembre, une nouvelle intervention de maintenance a permis de recouvrer le bon fonctionnement de la vanne défaillante.
Cet événement n'a eu aucune conséquence sur la sûreté des installations, ni sur l'environnement.
En raison du caractère tardif de la détection de ce dysfonctionnement, cet événement a été déclaré à l'Autorité de sûreté nucléaire, le 19 novembre 2012, au niveau 1 de l'échelle INES, qui en compte 7.
*Dans un réacteur à eau pressurisée, le circuit primaire principal des paliers 1300 MW comporte 4 générateurs de vapeur. A l'intérieur u générateur de vapeur, l'eau du circuit primaire, échauffée par le combustible situé dans la cuve du réacteur, circule dans des tubes en « U » renversés. L'eau du circuit secondaire s'échauffe au contact des tubes en « U » et se transforme en vapeur, qui entraîne la turbine.