Samedi 18 mai 2013, l'unité de production n°1 de la centrale de Penly a été mise à l'arrêt, conformément au planning, pour un Arrêt pour Simple Rechargement (ASR).
Si un réacteur fonctionne en continu, il est nécessaire de l'arrêter tous les 18 mois pour changer un tiers de combustible et réaliser certaines opérations de maintenance des installations nucléaires et non nucléaires.
A cette occasion, ce sont près de 800 professionnels qui viennent renforcer les équipes de la centrale EDF de Penly pendant toute la durée de cet arrêt. Ils apportent des compétences spécifiques dans les métiers de la maintenance et de la logistique.
Durant toutes les étapes de cet arrêt, la centrale de Penly travaillent sous le contrôle de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN). L'ASN réalise, ainsi, des inspections sur la qualité de la réalisation des travaux, la sécurité et la radioprotection des intervenants.
Une fois les opérations de rechargement du combustible réalisées, c'est l'ASN qui autorisera le redémarrage du réacteur de l'unité de production n°1.Après la détection d'un problème d'étanchéité sur un bac de rétention d'effluents, la centrale EDF de Penly a lancé la vérification des 37 bacs de conception similaire présents sur le site (cf. brève du 7 mars 2013).
Les contrôles réalisés depuis le 13 février 2013, ont mis en évidence des défauts d'étanchéité sur 28 bacs de rétention.
Dès détection de ces défauts, les équipes de la centrale ont lancé des travaux de réparation sur les bacs défectueux.*
La centrale va également, dès aujourd'hui, renforcer la surveillance de l'étanchéité de ses bacs de rétention d'effluents en mettant en place des procédures plus réactives en cas d'alarme d'humidité.
En raison de la récurrence des défauts d'étanchéité, l'évènement a été déclaré à l'Autorité de sûreté nucléaire, le 9 avril 2013, en tant qu'évènement significatif pour l'environnement.
*Les équipes de la centrale ont vidangé l'eau située entre la paroi en béton et celle en inox des bacs de rétention ; contrôlé les dispositifs d'alarme d'humidité; remis en état les joints « inox béton » défectueux ; testé l'étanchéité des parois en inox.
Chaque centrale nucléaire déclare les évènements liés à son exploitation.
L'échelle INES *, adoptée depuis 1991, permet d'en évaluer l'importance.

* Cette échelle, établie par l'institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire met en place un langage commun pour évaluer la gravité d'un incident ou d'un accident survenu dans une centrale nucléraire; l'échelle se compose de 7 niveaux, le septième étant le plus grave.
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