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Pour EDF et les pouvoirs publics, la sûreté des centrales est une priorité absolue, afin que la production d'électricité nucléaire n'ait aucune incidence sur l'homme et l'environnement.
La sûreté regroupe l'ensemble des dispositions mises en œuvre dès la conception d'une centrale, puis lors de sa construction, de son exploitation et jusqu'à sa déconstruction pour éviter la dispersion de produits radioactifs.
Utilisée depuis 1991, l'échelle internationale des événements nucléaires INES (International Nuclear Event Scale) a permis de mettre en place un langage commun pour évaluer la gravité d'un incident ou d'un accident et donner des repères simples au grand public.
A l'image de ce qui existe dans le domaine des phénomènes naturels comme les séismes, le vent ou les avalanches, la France a mis en place, dès 1987 une échelle de gravité des événements nucléaires, dont l'AIEA (Agence Internationale de l'Energie Atomique) s'est inspirée pour concevoir l'échelle INES. Cette échelle est utilisée au plan international depuis 1991 par une soixantaine de pays. Elle est donc destinée à faciliter la perception par les médias et le public de l'importance des incidents et des accidents nucléaires. Il ne s'agit pas d'un outil d'évaluation ni de comparaison.
L'échelle INES s'applique à tout événement se produisant dans les installations nucléaires de base (INB) civiles, y compris celles classées secrètes, et lors des transports de matières ou déchets radioactifs.
Sur cette échelle, les événements sont hiérarchisés de 0 à 7 en fonction de leur importance et
selon trois critères : les conséquences à l'extérieur du site nucléaire, les conséquences à l'intérieur et la dégradation des lignes de défense en profondeur de l'installation.
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