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Le retour d'expérience international

Pour EDF et les pouvoirs publics, la sûreté des centrales est une priorité absolue, afin que la production d'électricité nucléaire n'ait aucune incidence sur l'homme et l'environnement.
La sûreté regroupe l'ensemble des dispositions mises en œuvre dès la conception d'une centrale, puis lors de sa construction, de son exploitation et jusqu'à sa déconstruction pour éviter la dispersion de produits radioactifs.

Sas daccès au BR2 de la centrale nucléaire du Blayais Sas d'accès au bâtiment réacteur d'une centrale nucléaire

Améliorer constamment la sûreté des centrales nucléaires est une priorité. Le retour d'expérience international permet de mettre en œuvre des savoir-faire toujours plus pointus. En France, la standardisation du parc nucléaire favorise l'analyse et la mise à niveau.


Une coordination internationale


Le retour d'expérience porte à la fois sur la diffusion des bonnes pratiques et l'analyse des incidents ou des dysfonctionnements, afin qu'en soient tirées des mesures correctives.

Plusieurs organismes indépendants, dont l'association mondiale des exploitants nucléaires (WANO, World association of nuclear operators) animent et coordonnent tous ces retours d'expérience à l'international. Ces visites internationales portent sur l'évaluation des performances de sûreté.

L'Agence Internationale de l'Energie Atomique effectue des OSART (Opérational Safety Review Team) à la demande de l'ASN (Autorité de Sûreté Nucléaire). Ces OSART ont pour objectif de formuler des recommandations.


Les leçons de Three Mile Island (Etats-Unis), de Tchernobyl (Russie) et de Fukushima (Japon)

Alors que près de 450 centrales fonctionnent dans plus de 30 pays, les accidents graves sont restés exceptionnels. Depuis l'accident de Three Mile Island aux Etats-Unis en 1979 (fusion partielle du cœur du réacteur), et même si la radioactivité n'a pas franchi l'enceinte de confinement du réacteur, les exploitants prennent davantage en compte le facteur humain. L'ergonomie des salles de commande a notamment été perfectionnée et la formation du personnel de conduite des réacteurs sur des simulateurs a été développée. Chaque centrale nucléaire française dispose de son propre simulateur, réplique d'une salle de commande.

Après Tchernobyl en 1986, tous les pays concernés ont également été conduits à renforcer les compétences et les organisations, à rendre plus efficaces les procédures en cas desituation accidentelle, et à améliorer la gestion de l'information des populations.

EDF, comme elle le fait dès qu’un événement survient sur une installation nucléaire,  analysé les événements survenus sur la centrale nucléaire de Fukushima, au Japon, et proposé deux mesures concrètes pour éviter qu’un  accident de ce type ne survienne sur ses installations :

  • d’une part, la mise en place de mesures supplémentaires destinées à  renforcer a protection actuelle des installations et de certains matériels face aux risques de séisme et d’inondation. Comme par exemple l’ajout de systèmes complémentaires d’électricité et d’arrivée d’eau.
  • d’autre part, la création d’une force d’action rapide du nucléaire, composée de 300 personnes et de matériels de secours, capable d’intervenir sur n’importe quelle centrale nucléaire française, en moins de 24 heures, pour lui apporter des renforts humains et des moyens de secours matériels.

L’ensemble de ces dispositions a été validé par l’Autorité de sûreté nucléaire à l’issue des évaluations complémentaires de sûreté, réalisées sur l’ensemble des centrales nucléaires françaises.


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