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Le financement

EDF maîtrise l'ensemble du cycle de vie de ses centrales nucléaires et assume l'entière responsabilité, financière et technique, de leur déconstruction lorsque celles-ci sont arrivées en fin d'exploitation.

En 2001, EDF a fait le choix de déconstruire intégralement ses neuf réacteurs définitivement mis à l’arrêt : Brennilis, Bugey 1, Chinon A1, A2 et A3, Chooz A, Creys-Malville et Saint-Laurent A1 et A2.
Cet engagement a été inscrit le 21 octobre 2005 dans le contrat de service public signé avec l’État.

Deconstruction De La Centrale Nucléaire Ungg (Uranium Naturel Graphite Gaz) De Chinon A3 : Remplissage Et Soudage Des Viroles Dans atelier Chaud Déconstruction de la centrale

Depuis le début du fonctionnement de son parc de centrales nucléaires, le coût de leur déconstruction a été pris en compte.EDF a choisi d’intégrer le coût de la déconstruction de ses réacteurs dans le prix de vente du kWh.

Financer la déconstruction

EDF assume l’entière responsabilité financière du démantèlement de ses centrales nucléaires. Lefinancement de cette phase du cycle de vie d’une centrale est prévu dès le début et durant toute la phase d’exploitation de la centrale. EDF constitue des provisions dans ses comptes et garantit celles-ci sur des fonds dédiés sécurisés, afin de disposer le moment venu des sommes nécessaires au financement de la déconstruction de ses centrales nucléaires. Le coût de déconstruction des 9 réacteurs définitivement à l'arrêt - les six réacteurs graphite gaz situés sur les sites du Bugey, de Chinon et de Saint Laurent-des-Eaux, ainsi que Chooz A, Brennilis et Creys-Malville - a été estimé globalement. Les charges ont été évaluées à partir d’un devis mis à jour en 2008. Les coûts sont réévalués tous les 3 ans en tenant compte de l’évolution des hypothèses techniques et financières, conformément à la loi. Le financement de la déconstruction de ces réacteurs fait actuellement l’objet de provisions en valeur actualisée dans les comptes d’EDF de 1,7 milliards d’euros. L'estimation des coûts de déconstruction des 58 réacteurs actuellement en service en France, (initialement réalisée par la commission Péon en 1979), a été confirmée par des études réalisées en 1999 et mise à jour en 2009 sur la base du cas du site de Dampierre. Cette estimation a d’ailleurs été confirmée par la Cour des comptes en 2004. Ce coût est pris en compte dans le prix de vente du kWh fourni au client. Ainsi, la provision correspondante est aujourd’hui de 9,7 milliards d'eurosen valeur actualisée.

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