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EDF maîtrise l'ensemble du cycle de vie de ses centrales nucléaires et assume l'entière responsabilité, financière et technique, de leur déconstruction lorsque celles-ci sont arrivées en fin d'exploitation.
En 2001, EDF a fait le choix de déconstruire intégralement ses neuf réacteurs définitivement mis à l’arrêt : Brennilis, Bugey 1, Chinon A1, A2 et A3, Chooz A, Creys-Malville et Saint-Laurent A1 et A2.
Cet engagement a été inscrit le 21 octobre 2005 dans le contrat de service public signé avec l’État.
Déconstruction de la centrale
Dans le cadre de l'exercice 2007, l'entreprise a provisionné dans ses comptes un total de 28 milliards d'euros au titre de la déconstruction et de la fin du cycle du combustible nucléaire.
Les coûts de la déconstruction des centrales nucléaires font l'objet de provisions en valeur actualisée dans les comptes d'EDF pour un montant d’environ 10 milliards d’euros.
L'estimation des coûts de déconstruction des 58 réacteurs à eau pressurisée actuellement en service en France, initialement réalisée par la Commission Péon en 1979, a été confirmée par des études détaillées en 1999.
Les coûts de déconstruction des centrales nucléaires de première génération actuellement à l'arrêt - les six réacteurs graphite gaz, ainsi que Chooz A, Brennilis et Creys-Malville - ont été estimés réacteur par réacteur. En effet, leurs conceptions initiales rendent les travaux de déconstruction plus complexes, les installations ne bénéficiant ni de l'effet de taille, ni de l'effet de série dont bénéficieront les réacteurs à eau pressurisée actuellement en fonctionnement.
En outre, conformément à la loi relative à la gestion durable des matières et déchets nucléaires du 28 juin 2006, EDF sécurise le financement de ses engagements nucléaires de long terme relatifs à la déconstruction et à la gestion des déchets. Des actifs dédiés sont progressivement constitués pour couvrir, d'ici 2010, la totalité de ces engagements.