Cette rubrique répond aux questions les plus couramment posées.
En moyenne, une centrale composée de 2 réacteurs emploie directement entre 600 et 700 personnes.
Les centrales comportant 4 réacteurs emploient environ 1200 personnes. Gravelines, la seule centrale française comportant 6 réacteurs, compte 1500 personnes.
Mais il faut également prendre en compte les activités sous-traitées en permanence (le nettoyage ou le gardiennage en renfort des services de protection du site).
Lors des arrêts pour entretien, le nombre de personnes qui travaillent sur un site peut passer du simple au double. Ces arrêts ont lieu tous les 12 à 18 mois selon les réacteurs et durent quelques semaines.
Le nucléaire, c'est aujourd'hui plusieurs dizaines de milliers d'emplois en France.
Par exemple, les opérations de maintenance des centrales mobilisent à elles seules chaque année 10 000 agents EDF et 20 000 intervenants extérieurs.
92% du coût du kWh correspond à des emplois en France (combustible, exploitation, maintenance, recherche...).
Le nucléaire participe au cycle de l'économie nationale et soutient l'industrie lourde (automobile, chimie, etc.).
Il y a actuellement 58 réacteurs en fonctionnement (répartis sur 19 sites) dont 34 réacteurs d'une puissance de 900 MW, 20 réacteurs de 1300 MW, et 4 réacteurs de 1450 MW.
Pour fonctionner, les centrales nucléaires comme les centrales thermiques classiques (qui fonctionnent au pétrole ou au charbon) ont besoin de refroidir leurs installations.
Elles sont donc toutes situées en bordure de mer ou de cours d'eau.
Le choix des sites se fait ensuite en fonction des besoins en énergie du territoire français. Par exemple, un grand nombre de réacteurs est implanté dans la Vallée du Rhône pour alimenter l'industrie en région Rhône-Alpes, et d'autres en Normandie ou en bord de Loire pour alimenter la région parisienne.
Bien entendu, la nature du sous-sol, qui doit pouvoir supporter des charges importantes, la proximité d'autres installations industrielles à risque (usines chimiques par exemple) ainsi que l'environnement général (forte densité du trafic aérien, etc.) sont également pris en compte.
En 2010, l'énergie nucléaire dans le monde a assuré une production de 2 696 TWh, ce qui représente environ 13,5 % de la production d'électricité mondiale.
Le nucléaire est une énergie en développement dans le monde, particulièrement en Asie. Malgré une baisse des programmes d'équipement par rapport aux années 70 et 80, on continue à observer une croissance de la production nucléaire mondiale et la volonté de plusieurs pays d'augmenter leur parc. Actuellement, c'est le continent asiatique qui est le plus dynamique en la matière (Chine, Corée, Inde). Quant aux pays occidentaux, les grands plans d'équipement électronucléaire sont pour la plupart terminés et l'on assiste actuellement à une pause dans la construction de nouvelles unités. Cependant, quelques pays envisagent déjà l'avenir et le renouvellement des capacités actuelles.
Bon à savoir : la constitution d'un bouquet électrique semblable à celui de la France aux États-Unis, en Allemagne, en Italie ou au Royaume-Uni conduirait à une baisse de leurs émissions totales de CO2 (toutes sources de pollution confondues) d'environ 30%.
Le nucléaire n'est pas forcément la moins chère des énergies. L'énergie des barrages est moins chère, une fois les coûts de construction amortis. En revanche, l'électricité produite par les centrales nucléaires est moins chère que celle produite par les centrales à charbon ou au fioul.
Les raisons en sont diverses :
Le nucléaire est également moins cher que le gaz (le kWh nucléaire est inférieur à 20 centimes contre 22 centimes pour le kWh gaz).
La France compte parmi les pays où la rentabilité du nucléaire est la plus forte, en raison de la standardisation des centrales.
La vitrification des déchets ultimes est le seul mode de conditionnement industrialisé au monde de ce type de déchets.
Ce procédé, extrêmement performant et adapté à une très large palette de produits, permet de concentrer les déchets, de les stabiliser sous une forme solide et d'éviter ainsi leur dispersion. Il est mis en oeuvre à l'échelle industrielle pour les déchets nucléaires de haute activité depuis plusieurs dizaines d'années. La formulation du verre et son procédé d'élaboration font l'objet de recherches visant à en améliorer encore les propriétés.
Parallèlement, le CEA étudie de nouveaux matériaux susceptibles d'améliorer encore le confinement des déchets de ce type, voire d'une partie de ces déchets qui serait obtenue après une opération de séparation complémentaire au retraitement du combustible usé. Le CEA étudie également, dans le cadre de la Loi du 30 décembre 1991, des possibilités d'incinération ou de transmutation de certains produits radioactifs à vie longue.
Ces procédés sont loin d'avoir atteint une maturité permettant leur industrialisation.
Il s'agit de vapeur d'eau, autrement dit d'air humide.
La forme du panache varie en fonction de la météo (température ambiante, hygrométrie, sens et force du vent).
Les tours (aéroréfrigérants) servent à refroidir les installations situées en bordure de certains cours d'eau. Elles permettent de réduire de 20 à 30 fois la quantité d'eau prélevée dans l'environnement.
Les panaches de vapeur n'entraînent aucun effet significatif sur la température, les précipitations ou l'humidité du sol.
Les hauteurs des tours ont été calculées pour éviter que les vapeurs en retombant ne favorisent brouillard ou verglas.
Le seul effet détecté est une réduction de l'ensoleillement de 5% dans un rayon de 2 kilomètres autour des centrales, et de 2% dans un rayon de 5 kilomètres, ce qui est inférieur aux fluctuations naturelles d'une année sur l'autre.
La publication par l'ANDRA de l'inventaire national des déchets radioactifs permet de situer la contribution de chaque secteur d'activité aux stocks et aux prévisions de production de déchets nucléaires :
L'accident lui-même est le résultat d'une suite d'erreurs humaines et de défauts d'organisation.
Des essais hasardeux ont été menés, au cours desquels les protections automatiques du réacteur ont été arrêtées volontairement, ce qui a abouti à un échauffement trop important, au-delà duquel il n'était plus possible de le refroidir.
Il faut préciser que si effectivement on a pu parler d'explosion pour l'accident de Tchernobyl, ce ne fut pas une explosion nucléaire au sens physique du terme. Ce n'est pas le combustible qui, d'un seul coup, a explosé.
Tchernobyl n'a pas été une bombe et d'ailleurs aucun réacteur nucléaire ne peut l'être. L'explosion a été due à d'énormes quantités d'eau retombées sur le réacteur "chauffé à blanc", parce que divers incidents se sont enchaînés et que le réacteur n'était plus refroidi.
Exactement comme lorsque des gouttes d'eau tombent d'une casserole sur une plaque chauffante électrique en marche, et explosent.
Evidemment, le phénomène s'est produit à très grande échelle, ce qui a pulvérisé le réacteur.
C'est pourquoi la matière radioactive s'est envolée à l'extérieur -presque en totalité- et cela d'autant plus qu'il n'y avait pas d'enceinte pour la retenir.
Un incident similaire n'est pas possible en France.
Les réacteurs que l'on trouve en France et dans le monde occidental ne sont en rien comparables aux réacteurs de type Tchernobyl.
Tout d'abord, les réacteurs de type RBMK sont dits "intrinsèquement instables" à faible puissance.
Ils peuvent s'emballer dans certaines conditions. Un peu comme si, lorsque vous voulez appuyer sur le frein dans une voiture, c'est la pédale de l'accélérateur qui s'enclenche. Les réacteurs français sont de conception totalement différente. Le réacteur s'arrête de lui-même si les conditions nécessaires à son bon fonctionnement ne sont plus réunies, ou si une erreur d'exploitation est commise.
Toute augmentation intempestive de la puissance des réacteurs de la filière "REP" (réacteurs à eau sous pression) tend à s'arrêter d'elle-même.
Il suffit de 2 secondes pour placer le réacteur en position stable, et ce avant même que le pilote ne constate l'incident.
C'est ensuite que l'homme reprend la main pour mettre en œuvre la stratégie de conduite qui vise à mettre le réacteur dans l'état le plus sûr.
Une fois la réaction stoppée, il ne reste que l'énergie résiduelle à évacuer en refroidissant le cœur en permanence.
Autre différence majeure avec le réacteur de Tchernobyl : celui-ci ne comportait pas d'enceinte de protection en béton. Une enceinte de confinement permet d'éviter la dispersion des produits radioactifs dans l'environnement en cas d'accident.
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